Rennes : 1.700 adhérents dans 30m²… L’atelier de réparation vélo de La Petite Rennes enfin doté d’un vrai local


Le nouvel atelier de réparation de vélos de La Petite Rennes est installé à La Courrouze. — La Petite Rennes
  • A Rennes, l’atelier d’auto-réparation de vélos La Petite Rennes va emménager dans un nouveau local fin juin.
  • L’association espère y développer ses activités et accueillir ses adhérents dans de bonnes conditions.
  • Les ateliers d’auto-réparation sont un maillon essentiel du développement du vélo dans les villes. L’accès aux magasins est souvent coûteux et les délais sont aujourd’hui conséquents.

A son apogée, l’association a compté jusqu’à 1.700 adhérents. Portée par l’essor de la pratique du vélo, La Petite Rennes a rapidement connu un problème de taille. Celle de son atelier. Installée dans un minuscule rez-de-chaussée de 30 m² de la rue de Chicogné, l’association d’auto-réparation a toujours souffert de l’étroitesse de son local. L’obligation de distanciation sociale imposée par l’épidémie de Covid-19 n’a fait qu’aggraver les choses. Depuis des années, La Petite Rennes tente de trouver un nouveau QG pour accueillir dignement ses adhérents et éviter que les câbles de frein ne s’entrelacent. Le jour tant attendu est pour bientôt. Si tout se passe comme prévu, l’association ouvrira son nouveau local fin juin à la Courrouze. En multipliant par cinq sa surface d’atelier, elle va pouvoir respirer et se développer. Et accompagner le formidable essor du vélo à Rennes, dont elle sera l’un des piliers.

« On va enfin arrêter de se plaindre ». David Piederrière use d’un humour grinçant pour exprimer sa satisfaction. Son soulagement même, d’arriver enfin à déménager. « L’accueil dans l’ancien atelier se faisait parfois dans des conditions épouvantables. Pour nos adhérents, mais aussi pour nos salariés. Avec ce nouvel atelier, on va franchir un palier. On va pouvoir développer toutes les activités dont on avait envie », explique le président de La Petite Rennes.

L'ancien atelier de réparation de vélos de La Petite Rennes était trop étroit pour accueillir les adhérents.
L’ancien atelier de réparation de vélos de La Petite Rennes était trop étroit pour accueillir les adhérents. – C. Allain / 20 Minutes

Pendant des années, lui et son conseil d’administration ont gardé l’espoir de rester en centre-ville. La flambée de l’immobilier et l’impossibilité de trouver un local adapté auront douché leurs ambitions. Leur nouvelle maison est en cours d’aménagement dans une ancienne ruine ayant appartenu à l’armée et située dans le quartier champignon de la Courrouze, à deux pas de la future ligne B du métro.

« Les ateliers d’auto-réparation permettent d’être autonome »

A l’intérieur, les cyclistes plus ou moins aguerris trouveront des conseils de pros et un atelier de 150 m² doté de tout l’outillage nécessaire au démontage d’un vélo. Ici, les pièces sont d’occasion et proposées à prix libre. Un maillon essentiel dans le développement de ce mode de déplacement de plus en plus utilisé. « Les ateliers d’auto-réparation permettent d’être autonome pour entretenir son vélo. On sait que c’est un frein, car tout le monde ne peut pas aller en magasin. D’abord pour des questions de budget, mais aussi parce qu’ils n’en ont pas la capacité. La pratique du vélo a explosé à Rennes et les vendeurs sont tous saturés », explique David Piederrière.

Avant l’ouverture de son nouveau QG, La Petite Rennes va devoir boucler l’aménagement de son atelier. En raison des restrictions du Covid-19, seuls les membres du conseil d’administration sont autorisés à y travailler. Pour accélérer le chantier, l’association a lancé un financement participatif. Un moyen aussi de tester sa notoriété après le non-renouvellement de près d’un millier d’adhérents, refroidis par l’étroitesse de l’ancien atelier et les restrictions d’accès. « On aurait dû arriver avec 1.700 adhérents à la Courrouze. Notre objectif, c’est d’y revenir vite et de le dépasser. Notre vocation, c’est de mettre des gens au vélo mais aussi de développer des activités qui font défaut. La réparation de vélos permet de faire de l’insertion, de la formation », promet le président. En 2021, La Petite Rennes entend bien changer de braquet (désolé, il fallait qu’on la fasse).

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