Remplacé par le drapeau européen, l’étendard français sera « évidemment réinstallé » à l’Arc de Triomphe

La polémique est partie comme un bouchon de champagne. Plusieurs personnalités d’extrême-droite ont profité de l’installation du drapeau européen sous l’Arc de Triomphe, à Paris, pour lancer une controverse. Ce remplacement du traditionnel drapeau tricolore marque le début de la présidence française de l’Union européenne.

Marine Le Pen s’est dite « outrée que le drapeau français ait été remplacé par celui de l’Union européenne sous l’Arc de Triomphe, au-dessus de la tombe du soldat inconnu », dénonçant une « provocation ». L’autre candidat de l’extrême-droite à la présidentielle, Eric Zemmour, a aussi parlé d’« outrage ».

« Présider l’Europe oui, effacer l’identité française non ! », a lancé pour sa part la candidate des Républicains Valérie Pécresse qui a demandé « solennellement » à Emmanuel Macron de rétablir le drapeau tricolore à côté de celui de l’Europe.

Même dispositif que sous Nicolas Sarkozy

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Clément Beaune a déclaré samedi que le drapeau français, remplacé par celui de l’Europe sous l’Arc de Triomphe pour le début de la présidence française de l’UE, allait « évidemment » être réinstallé. « Il est aberrant de voir la droite tout mélanger et courir désespérément après les polémiques stériles de l’extrême-droite », a ajouté Clément Beaune en référence notamment à Valérie Pécresse.

Pour marquer le début de la présidence française du Conseil de l’UE («PFUE ») le 1er janvier pour six mois, la Tour Eiffel a aussi été illuminée en bleu, couleur de l’Europe. Des dizaines de monuments le seront aussi à travers toute la France durant la première semaine de janvier.

« Le dispositif (à l’Arc de Triomphe) a été mis en place pour quelques jours, avec les illuminations », a souligné Clément Beaune dans une déclaration à l’AFP, en rappelant que la dernière présidence française tournante de l’UE, sous Nicolas Sarkozy, en 2008 avait aussi opté pour ces illuminations. « Le drapeau français sera évidemment réinstallé. C’est une initiative symbolique et temporaire. », a-t-il conclu.