Régionales : Attal rejette les critiques de Darmanin sur le manque supposé de modestie de LREM

« L’humilité concerne tout le monde », a lancé lundi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal en réponse aux critiques formulées par Gérald Darmanin. Vendredi dernier, le ministre de l’Intérieur avait appelé la majorité à « l’humilité » et à « tirer des leçons » des régionales, marquées par un fort taux d’abstention et l’échec du parti présidentiel. Outre la pique sur le manque supposé de modestie de la majorité, celui qui a pour sa part été élu aux élections départementales dans son canton de Tourcoing (Nord) a également critiqué le fonctionnement de LREM.

Dans un entretien au Figaro vendredi, le ministre de l’Intérieur avait réclamé « moins de visios, plus de bistrot », et une révision de « la façon de faire fonctionner En marche ! », pour l’ancrer davantage sur le terrain.

De « bon ton de taper sur La République en marche »

« Personne ne se complaît dans les visios », a fait valoir Gabriel Attal sur France Inter.  « Des dizaines de milliers de personnes ont donné de leur temps sur le terrain pour aller faire campagne. […] On a des gens qui se sont engagés en politique parfois pour la première fois, dans un contexte extraordinairement difficile pour un nouveau parti, dans un contexte en plus de crise sanitaire. On ne peut pas dire qu’il y ait eu possibilité de faire de vraies campagnes », a-t-il lâché, déplorant qu’il soit de « bon ton de taper sur La République en marche ».

« La République en marche, c’est quand même une formation politique qui a permis à Emmanuel Macron d’être élu président de la République face à d’autres candidats qui étaient soutenus par des personnes qui aujourd’hui critiquent la République en marche », a aussi dénoncé le porte-parole, rappelant implicitement que Gérald Darmanin, alors membre de LR, n’avait pas ménagé Emmanuel Macron pendant la campagne de 2017. Alors que certaines voix s’élèvent pour réclamer le départ du délégué général de LREM Stanislas Guerini, Gabriel Attal a assuré qu’il conserve « bien sûr » son mandat, qui « court jusqu’au mois de décembre ».