RECTIFICATIF: Non, le conducteur de train d’un convoi militaire n’a pas abandonné son chargement en gare de Libourne

Illustration d’un départ de fret ferroviaire ici en gare de Rennes. — C. Allain / APEI / 20 Minutes

  • Contrairement à ce que 20 minutes a écrit dans un précédent article, un conducteur d’un train de fret n’a pas abandonné sa cargaison, estimant avoir fait ses heures.
  • A cause d’un retard dans le chargement, il a suivi la procédure et demandé à être remplacé.
  • Cependant, à cause d’un problème de communication interne, les agents de la gare de Libourne, où un conducteur remplaçant était attendu, ont été surpris de la présence de ce train et ont avisé la gendarmerie.

« On n’a aucun reproche à faire au conducteur, il a respecté toutes les procédures », assure à 20 Minutes Philippe Moritz, porte-parole du Fret-SNCF. Contrairement à ce que nous écrivions, comme d’autres médias, dans un précédent article en date du 7 juillet, un conducteur de train n’a pas abandonné son poste en gare de Libourne, laissant sans surveillance un convoi militaire.

C’est en réalité un retard de plusieurs heures pris dans le chargement de la cargaison, jeudi 4 juillet sur la commune de Vayres à côté de Libourne, qui a obligé le conducteur à signaler à sa hiérarchie le besoin d’un remplaçant pour terminer l’acheminement. Le train aurait dû partir en fin de matinée. « A 15 h il n’était toujours pas prêt et le conducteur, qui aurait dû finir sa journée de service vers 14 h, a appelé pour dire qu’il ne pourrait pas se rendre jusqu’à Hourcade puisque les procédures de sécurité à la SNCF imposent huit heures maximum sans coupure, précise le porte-parole fret SNCF. Même s’il ne roulait pas, sa journée avait bien débuté à 7 h puisqu’il devait attendre sur place le chargement. »

« Autorisé à quitter son poste »

Les services du fret ont demandé au conducteur d’acheminer le convoi jusqu’à Libourne où son remplaçant serait dépêché. Il y est arrivé vers 16 h, laissant son train sur une voie de service qu’on lui avait indiquée. « On l’avait autorisé à quitter son poste puisque la police ferroviaire arrivait quelques minutes plus tard », précise Philippe Moritz. Elle était chargée de surveiller le convoi transportant des appareils destinés au défilé du 14 juillet à Paris.

« Là où visiblement il y a eu un petit couac néanmoins, c’est que les agents de la gare de Libourne se sont étonnés de voir ce train-là, sans conducteur et ont appelé la gendarmerie de Bordeaux », ajoute-t-il. Pourtant, celle-ci avait été avisée par l’armée de la situation puisqu’on lui a demandé d’envoyer des agents pour relayer la police ferroviaire, qui n’avait pas vocation à rester sur place.

l était prévu que le train passe la nuit de vendredi à samedi à Hourcade et reparte de Bordeaux pour Brétigny le lendemain. « Il n’y avait donc pas d’urgence pour que ce train arrive à Hourcade jeudi après-midi » , tient aussi à préciser Philippe Moritz.Le train est reparti vers 20 h vers Brétigny, après l’obtention d’un créneau. L e convoi a été acheminé dans les temps et les appareils seront bien à Paris pour le défilé de la Fête nationale.

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