Rave party à Lieuron : Cinq nouvelles mises en examen et une personne remise en liberté

Image du hangar presque vide après le départ des teufeurs à Lieuron, en Ille-et-Vilaine, où une rave party s’est tenue la veille du Nouvel an. — AFP

  • Interpellées mercredi, cinq nouvelles personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire après la rave party de Lieuron.
  • Placé en détention provisoire depuis le 4 janvier, le premier mis en examen a été remis en liberté.
  • Un rassemblement de soutien est prévu samedi à Rennes.

Les autorités judiciaires ne relâchent pas la pression trois semaines après la rave party de Lieuron. Après l’ouverture d’une information judiciaire, conduite par deux juges d’instruction, quatre personnes ont déjà été mises en examen après la fête illégale qui a rassemblé 2.500 personnes pour le réveillon au sud de Rennes. Mercredi, six nouvelles personnes, six hommes âgés de 21 à 26 ans, ont été interpellés en Ille-et-Vilaine et placés en garde à vue. Deux d’entre eux sont déjà connus de la justice pour des infractions à la législation sur les produits stupéfiants et l’un a déjà été condamné pour des faits d’organisation sans déclaration préalable d’un rassemblement festif à caractère musical.

« Si certains des gardés à vue reconnaissent avoir été présents sur les lieux de la free party le 31 décembre 2020, ils contestent en revanche avoir participé à l’organisation de celle-ci », indique ce vendredi Philippe Astruc, procureur de la République de Rennes. A l’issue des gardes à vue, cinq d’entre eux ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. Le sixième homme interpellé mercredi a été placé sous le statut de témoin assisté. Le parquet précise par ailleurs que le premier mis en examen, placé en détention provisoire depuis le 4 janvier a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

Une manifestation sous haute surveillance samedi à Rennes

Dans un communiqué, « les comités de soutien aux inculpés de la Maskarade » se félicitent de la libération de leur camarade. « Mais l’instruction suit son cours pour condamner les organisateurs d’une simple fête devenue affaire d’Etat », dénoncent-ils, appelant à la mobilisation samedi à Rennes et le 30 janvier dans d’autres villes de France.

La manifestation prévue samedi dans la capitale bretonne sera très surveillée. « Cet appel n’ayant pas fait l’objet d’un dépôt de déclaration en préfecture, il ne s’inscrit dans aucun cadre légal », indique la préfecture d’Ille-et-Vilaine. « Au regard des risques avérés d’ordre public et sanitaire », le préfet Emmanuel Berthier a donc pris ce vendredi un arrêté interdisant l’utilisation d’équipements de sound system samedi sur l’esplanade de Gaulle où doit se tenir le rassemblement.

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