Ramadan : La fête de la rupture du jeûne fixée à dimanche

Une file d’attente au premier jour du ramadan, dans le 18e arrondissement de Paris. — GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

L’Aïd-el-Fitr, la fête de la rupture du jeûne qui marque la fin du mois sacré de ramadan, aura lieu dimanche, a annoncé ce vendredi soir le Conseil français du culte musulman (CFCM). Il a rappelé que la prière de l’Aïd ne pourrait pas avoir lieu dans les mosquées, fermées pour cause du coronavirus.

« Compte tenu du contexte de pandémie, la prière de l’Aïd [dimanche matin] ne peut avoir lieu dans les mosquées », souligne le CFCM dans un communiqué, juste après la tenue d’une visioconférence entre les principaux responsables de cette instance à la grande mosquée de Paris.

Les mosquées toujours fermées

Une fédération composante du CFCM, le Rassemblement des musulmans de France, « appelle […] à célébrer la prière de l’Aïd à domicile, individuellement ou collectivement dans le cercle familial restreint ». Comme depuis le début du confinement, les mosquées sont toujours fermées. Le ramadan, qui a commencé en France le 24 avril, a été vécu pour grande partie à domicile, les autorités musulmanes déconseillant tout rassemblement.

Le CFCM détermine chaque année les dates de début et de fin du ramadan sur la base de l’observation du croissant lunaire, en conformité avec le choix opéré par les principaux pays arabo-musulmans. L’Aïd-El-Fitr ou Aïd el-Seghir est l’une des deux dates les plus solennelles du calendrier musulman avec l’autre Aïd, l’Aïd el-Kébir ou Aïd el-Adha. Elle est traditionnellement l’occasion de repas de fête en famille, de visites rendues à ses proches et d’échanges de cadeaux.

Le CFCM relève par ailleurs dans son communiqué « la recommandation des autorités médico-scientifiques et des pouvoirs publics » de reprendre les cérémonies religieuses avec public « au mois de juin, pour mieux analyser les effets du lever de confinement du 11 mai sur la situation sanitaire de notre pays ».

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