Qui sont « Les Ambianceurs » qui débarquent à Disneyland Paris ?

Disneyland Paris. Ces deux mots représentent simplement un parc d’attractions pour certains, mais pour d’autres, c’est « une vraie référence et un des objectifs à atteindre ». C’est le cas des producteurs de NKP Prod, situé à Nice. Et ils ont réussi. Cet hiver, ils vont permettre à leurs 180 artistes appelés « Les Ambianceurs », d’y performer lors de quatre dates, à l’occasion d’une tournée qui commence ce vendredi.

Cette troupe, créée en 2017, fait partie des dix sélectionnées, dont trois françaises, pour les soirées « privées » de Mickey et Minnie. Une reconnaissance pour ces experts du « savoir fête azuréen ». « Quand on passe les tests très rigoureux de Disney, que ce soit administrativement, techniquement ou artistiquement, c’est une fierté, affirme l’animateur Gilles Roche, à la tête NKP Prod. Ça veut dire qu’on propose un contenu de qualité en apportant de la magie sans que ce soit brouillon. »

Une équipe 100 % locale

Le Niçois est associé à Christelle Guillaume, qui travaille « plus dans l’ombre ». Tous les deux ont misé sur une équipe « 100 % locale » pour Les Ambianceurs. « On montre ainsi qu’il n’y a pas qu’à Paris qu’on peut réussir et ainsi affirmer qu’on fait partie des dix premières compagnies françaises dans le milieu », précise la productrice.

Mais avant d’en arriver là, il a fallu se faire un nom. Et pour ça, ils peuvent compter sur « leurs compétences qui se complètent » entre le « travail, le talent et la chance » de toutes les personnes de l’équipe. « Les artistes sont danseurs, acrobates, cracheurs de feu, ils savent tout faire, s’exclame celle qui est aussi commerciale. Ils sont notre carte de visite et donnent envie aux jeunes, ils les font rêver. » En 2021, Julien Chapero, directeur de casting de TF1, notamment pour Danse avec les stars et les NRJ Music Awards, a rejoint l’équipe comme directeur artistique ainsi que Bruno Caprioli, danseur reconnu internationalement, comme chorégraphe.

« Ce sont eux qui permettent de créer le show, parfois en quelques heures de répétitions, ajoute-t-elle. Les performeurs vont ensuite passer huit heures non-stop lors des répétitions pour apprendre la chorégraphie. Ils sont ensuite prêts pour la parade où ils déambulent, dansent et ambiancent le public. »

Créer un effet « waouh »

A raison de deux créations par an, avec plusieurs univers et une douzaine de costumes à chaque fois, « c’est du travail ». Et cette dernière partie technique qui nécessite d’être en contingence avec les performeurs, c’est Caroline Roux, également une ancienne costumière du célèbre parc d’attractions, qui s’en charge. « Elle est très douée et extrêmement motivée, précise la productrice. Elle nous a déjà demandé ce qu’on prévoyait pour l’année prochaine. »

L’animateur poursuit : « C’est toute cette famille ainsi que notre esprit « feel good » qui nous ont permis d’être sur tous les gros événements, et il y en a beaucoup sur la Côte d’Azur comme le Carnaval de Nice. Aujourd’hui, on a notre marque ici. Mais il faut savoir bouger pour ne pas être has been. Donc on part en tournée dans la France entière en prouvant que nous ne sommes pas que des clowns. Et on ira jusqu’au bout maintenant qu’on est arrivé à Disney, on a d’autres idées en tête. »

Ce qui signifie : « Aller à l’international et pourquoi pas participer aux JO 2024. » Ils ont déjà des « touches » pour Dubaï et « d’autres centres commerciaux du monde ».  « La troupe va continuer d’évoluer et on réserve de nouvelles surprises pour créer cet effet « waouh » aux spectateurs que font les parades d’animations américaines », annoncent-ils.