Que trouve-t-on dans le plan climat de la région Ile-de-France ?

« Si la réussite de la lutte contre le réchauffement dépend de l’ampleur collective de la mobilisation internationale, l’adaptation à ses effets, en revanche, n’est pertinente qu’à l’échelle locale. » Ces quelques lignes, issues du Plan de protection, de résistance et d’adaptation de l’Île-de-France face au changement climatique, illustrent les motivations de la région à lancer des travaux, il y a un an, pour préparer le territoire aux contraintes environnementales à venir.

Au menu, 60 actions concrètes, que doit présenter ce mercredi Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, parmi lesquelles la création d’un maillage d’« abris climatiques » à moins de 10 minutes à pied en cas de canicule. Constatant des « inégalités d’accès aux espaces climatisés ou rafraîchis », la région veut labelliser des structures volontaires, qui accepteraient d’accueillir la population lors d’épisodes de canicule. L’Institut Paris Région identifiera et cartographiera ces lieux, « publics ou privés, climatisés et rafraîchis ouverts au public ».

Autre exemple, la plantation et le maintien de 2 millions d’arbres à l’horizon 2030 sur le territoire francilien. « Il s’agit notamment de protéger les espaces verts existants, leurs accès, les plantations d’alignement et les arbres remarquables par un zonage approprié garantissant leur inconstructibilité et leur pérennité », relate le plan.

Un milliard d’euros

Le coût de ce plan est d’un milliard d’euros d’ici 2030, mais ces dépenses se font à budget constant, selon l’opposition, qui dénonce un « plan petit bras ». « Une grande partie des actions existent déjà, c’est beaucoup d’annonces mais pas de moyens supplémentaires », dénonce Céline Malaisé, qui préside le groupe de la Gauche communiste écologiste et citoyenne au conseil régional. L’élue cite en exemple le projet de la commune de Pierrelaye, lancé en 2019, qui prévoit de planter un million d’arbres dans les dix prochaines années, projet inclus selon elle dans les deux millions d’arbres annoncés dans le plan présenté par Valérie Pécresse.

L’opposition au conseil régional demande notamment la réalisation « d’une étude d’impacts indépendante sur les dispositifs régionaux en faveur ou en défaveur de l’environnement » et « l’application immédiate d’un moratoire sur les espaces restant à urbaniser dans l’actuel schéma directeur de la région Ile-de-France ».