Que sait-on sur le policier d’Angoulême avouant un viol et quatre agressions ?
Un policier de 45 ans, en poste au commissariat d’Angoulême, a reconnu en garde à vue le viol d’une adolescente de 17 ans et a été placé en détention provisoire ce vendredi 16 janvier. Selon les enquêteurs, le suspect est également impliqué dans quatre agressions commises avec un mode opératoire similaire.
L’affaire fait des vagues en Charente. Un policier de 45 ans, affecté au commissariat d’Angoulême, a reconnu, lors de sa garde à vue, avoir violé une adolescente de 17 ans. Mis en examen, il a été placé en détention provisoire le vendredi 16 janvier. Les enquêteurs lui reprochent également quatre autres agressions, réalisées selon un mode opératoire similaire.
Le suspect est décrit comme un ancien membre de la BAC (brigade anticriminalité). Bien qu’il ne soit plus engagé dans des missions d’enquête sur le terrain, il travaillait comme formateur technique en sécurité et intervention, selon le journal *Sud-Ouest*.
Cette fonction impliquait des entraînements et lui donnait accès aux armes de service utilisées lors des tirs, même s’il ne patrouillait plus quotidiennement. D’après *La Charente Libre*, le suspect pratiquait le MMA et était même champion dans cette discipline.
Les faits lui sont reprochés dans le cadre d’une série d’attaques contre plusieurs victimes. Selon les informations rapportées, l’homme aurait utilisé systématiquement le même véhicule et une arme de poing, s’approchant de ses victimes avec le visage partiellement dissimulé, un masque et une capuche. Il aurait également menacé ses victimes avec une phrase récurrente : « Monte ou je te bute », selon *La Dépêche*.
L’enquête a progressé après l’agression d’une victime plus âgée, une femme dans la soixantaine, qui aurait réussi à le faire fuir. Les investigations ont permis d’identifier le suspect grâce à des traces biologiques, son ADN ayant été retrouvé sur un vêtement.
Deux spécialistes en criminologie décrivent un passage à l’acte alimenté par un sentiment d’impunité et une logique de domination. La sociologue et criminologue Johanna Dagorn évoque, dans *Sud-Ouest*, un comportement de toute-puissance, aggravé par le fait d’être armé et par le peu de précautions prises malgré les risques d’identification. La procédure se poursuit, tandis que le policier reste incarcéré dans l’attente des développements de l’instruction.

