« Que mon honneur soit lavé », réclame Hamraoui au lendemain de l’incarcération de Diallo

Estimant être touchée par une « surprenante cabale médiatique » depuis son agression, Kheira Hamraoui a affiché sa « confiance » en la justice « pour qu’éclate la vérité et que (son) honneur soit lavé », samedi, au lendemain de la mise en examen d’Aminata Diallo, son ex-coéquipière au PSG. « Aujourd’hui, je fais confiance à la justice pour qu’éclate la vérité et que mon honneur soit lavé. Je suis impatiente que mon nom soit à nouveau seulement associé aux pages sportives et quitte les rubriques judiciaires », a écrit la milieu de 32 ans, sous contrat jusqu’en 2023 au PSG mais actuellement tenue à l’écart du groupe.

Le message diffusé samedi sur Twitter est accompagné de photos montrant les blessures aux mains et aux jambes résultant de son agression à coups de barre de fer, dans la soirée du 4 novembre, une attaque où elle a « cru mourir » et qui la « hante nuits et jours ».

Interpellée, sa coéquipière et concurrente à l’époque Aminata Diallo, témoin de la scène, avait été relâchée après quarante heures de garde à vue. Elle a finalement été mise en examen vendredi pour « violences aggravées » et « association de malfaiteurs », puis placée en détention provisoire. Elle est suspectée d’être la commanditaire de cette agression, organisée pour se débarrasser d’une concurrente en club et en équipe de France.

Les quatre autres personnes poursuivies dans ce dossier l’ont en effet mis en cause ouvertement. Parmi ces quatre hommes, « trois reconnaissent leur présence sur les lieux et indiquent connaître le motif de leur recrutement et de leur présence. Le quatrième homme reconnaît quant à lui avoir porté des coups à la victime », précise le parquet. Deux ont été incarcérés et les deux autres placés sous contrôle judiciaire.

De troublantes recherches sur Internet

Ce samedi, le journal L’Equipe a révélé quelques éléments de l’enquête. De troublantes découvertes ont ainsi été faites dans l’ordinateur d’Aminata Diallo après sa garde à vue, en novembre dernier. La joueuse aurait effectué deux recherches sur Internet, l’une sur les termes « cocktail de médicaments dangereux », l’autre sur « casser une rotule ».

Les investigations ont également mis au jour « une campagne de déstabilisation » à l’encontre de Kheira Hamraoui. Ce qui cette dernière déplore dans son message. « J’ai été victime d’une surprenante cabale médiatique dans le but de salir mon image et ma vie privée », affirme Hamraoui, en référence à des articles de presse liant l’agression à de prétendues relations intimes avec des hommes mariés.

L’internationale française (39 sélections) rappelle avoir été « injustement insultée sur les terrains, harcelée sur les réseaux sociaux et menacée de mort » et se dit uniquement coupable, par son silence, « d’avoir laissé s’installer un buzz médiatique d’une violence inouïe qui nous a anéantis, mes proches et moi. »