Puy-en-Velay : Six personnes relâchées après leur garde à vue dans l’enquête pour « favoritisme »

Retour à la liberté. Les six personnes placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur des soupçons de favoritisme dans l’attribution d’un marché public au Puy-en-Velay ont été remises en liberté jeudi, a-t-on appris ce vendredi auprès du parquet national financier.

Les personnes entendues dans le cadre de l’enquête ouverte des chefs de favoritisme, corruption et trafic d’influence sont l’adjoint au commerce, Jérôme Eynard, ainsi que des fonctionnaires des services de la commune et de l’agglomération, dont le directeur général Stéphane Granet, selon des sources proches de l’enquête confirmant des informations  du site Mediacités, qui a révélé l’affaire cette semaine.

S’ajoute à cela, une trentaine d’enquêteurs de la gendarmerie, accompagnés de deux magistrats du PNF, qui avaient procédé à des perquisitions, mardi, dans les locaux des deux collectivités ainsi qu’au domicile de plusieurs personnes.

Contrat de 8 millions d’euros sur 10 ans

L’enquête fait suite à une plainte pour « favoritisme » déposée en février auprès du parquet du Puy-en-Velay. Le marché public concerné porte sur la gestion de la future halle du marché couvert du centre-ville, un contrat de huit millions d’euros sur dix ans dans cette commune dirigée par l’UDI Michel Chapuis.

Selon Mediacités, l’un des deux candidats au marché, un restaurateur opposant politique local à l’ex-maire de la cité entre 2008 et 2016,  Laurent Wauquiez, « a été délibérément désavantagé pendant la procédure ».