PSG-Real Madrid : Marquinhos annonce un Messi « décisif » et un Neymar « en confiance » avant le grand rendez-vous

Du stress, de l’appréhension, des visages fermés ? Que nenni. Alors qu’on aurait imaginé les Parisiens un poil fermés avant le huitième de finale aller de Ligue des champions face au Real Madrid, mardi au Parc des Princes, c’est un Marquinhos relativement détendu, prompt à faire quelques petites plaisanteries, qui s’est présenté en conférence de presse, ce lundi. A tel point que même Mauricio Pochettino, qui l’accompagnait dans l’exercice, y est allé lui aussi de son petit sourire en coin. Autant vous dire qu’apercevoir les molaires de l’Argentin était jusqu’alors du domaine du paranormal.

Non, affronter le Real Madrid, « un des plus grands clubs du monde », selon l’entraîneur parisien, ne semble pas les effrayer plus que ça. Pas plus que les derniers coups de pression des ultras parisiens, qui ont explosé le budget banderoles contre le Stade Rennais pour exprimer leur mécontentement. « Les manifestations, la pression, tout ce qui va autour du foot, faut que ça nous pousse vers l’avant, que ça nous donne de la motivation, de l’énergie, a expliqué le défenseur brésilien. Nous, les joueurs, il faut qu’on sache gérer ça. On n’est pas dans la pire des situations. C’est vrai qu’on a perdu la Coupe de France, mais on est premiers au championnat et on a ce huitième de finale de Ligue des champions. (…) C’est le moment d’être unis. »

Retrouvailles avec le milieu du Real

L’union fait la force, c’est bien connu. Et c’est l’un des points forts du Real Madrid, habitué à évoluer avec la même équipe depuis quelques années, notamment au milieu de terrain. Pochettino retrouvera ainsi la triplette du Retiro Kroos-Casemiro-Modric qu’il avait déjà affrontée en 2017 avec Tottenham, avec un succès et un nul à la clé : 

« Ils se connaissent parfaitement bien, a répondu l’ancien entraîneur de l’Espanyol. Ici, c’est une équipe que nous avons construite récemment, et notamment l’été dernier. Donc les joueurs doivent apprendre à se connaître pour que les connexions soient plus faciles. C’est important de créer ça pour que chacun puisse ensuite exprimer son talent. »

On a pris cela comme une explication au rendement plutôt passable de Leo Messi, qui retrouve l’une de ses proies préférées, mardi : « J’espère voir un grand joueur, performant, décisif, qui va aider l’équipe, a indiqué Marquinhos. C’est tout ce qu’on demande d’un grand monsieur comme lui. Mais on le voit de plus en plus à l’aise, il s’habitue à la France, à la L1, au PSG. »

Pas de Gueye et Diallo titulaires

Quant à la présence de l’autre Fantastique décevant, Neymar, qui a participé à l’entraînement collectif lundi matin après de nombreuses semaines passées hors des terrains​ ? « C’est une très bonne question, mais je la laisse pour le monsieur qui est à côté de moi », a répliqué Marquinhos, dans un grand sourire, en regardant son entraîneur. Exhorté par la journaliste brésilienne, dans sa langue maternelle, à développer un peu ses propos, le défenseur a lâché : « Je vais répondre, mais il faut que je rigole d’abord. » Et du coup, Neymar ? « Il est bien, il est en confiance, c’est le moment où il faut faire des efforts. Si on le voit demain sur le terrain, il se donnera à 100 %. »

Neymar pas titulaire, tout comme Sergio Ramos, toujours blessé, Idrissa Gueye et Abdou Diallo, qui ont remporté la CAN avec le Sénégal et que Pochettino estime ne pas être prêts pour jouer quatre-vingt-dix minutes. « Après un mois et demi en dehors de l’équipe, une semaine sans s’entraîner après la finale, ils pourront être de retour dans le groupe, mais aucun des deux ne commencera le match », a indiqué Pochettino. En ce qui concerne le gardien de but, l’Argentin n’a pas voulu dire qui de Gianluigi Donnarumma ou Keylor Navas serait aligné : « Nous avons deux gardiens tops et peu importe celui qui joue, il aura un bon rendement. » Tranquille, on verra ça le jour J.