PSG – OL : Peu enthousiasmant, Paris fait le triplé au bout de la nuit

Neymar — Francois Mori/AP/SIPA

Pour sa dernière, la Coupe de la Ligue n’a pas vu grand, mais elle a vu loin. Très loin. Jusqu’aux tirs au but. Et à la fin, c’est le Paris Saint-Germain qui l’emporte (0-0, 6-5 aux tab).

La Coupe à moustache se termine donc comme elle avait commencé. L’Olympique lyonnais​ a désormais besoin du miracle ultime en Ligue des champions pour jouer l’Europe l’année prochaine.

Chaud, chaud, chaud

Trente-cinq degrés au coup d’envoi, à peine moins de 30 au coup de sifflet final, deux pauses fraîcheurs plus que nécessaires. Comme tout le bassin parisien, la Plaine Saint-Denis s’est transformée en four vendredi soir. Les joueurs, qui n’avaient pas forcément besoin de ça pour piocher, en ont forcément pâti, avec le lot d’imprécisions techniques que ça implique. Dès le début de la seconde période, le milieu de terrain lyonnais affichait des signes de fatigue sur les contres parisiens, scindant le bloc-équipe en deux. Et après l’heure de jeu, Paris s’y est mis aussi. Résultat : les deux équipes se sont livrées à intervalles réguliers un joli match de ping-pong. On était venus voir du foot, mais pourquoi pas.

Mbappé a manqué, l’OL en a (presque) profité

Thomas Tuchel a du mal à faire jouer son équipe sans Kylian Mbappé. Sans inspiration, son équipe a beaucoup balancé devant en espérant qu’Icardi ou Di Maria se découvrent des talents insoupçonnés de lièvres. Evidemment en vain. Sans la menace du « TGV de Bondy », l’OL a pu appliquer son plan en jouant assez régulièrement haut en faisant tourner la balle jusqu’à ce que Depay, ou Cornet se jouent de Kurzawa, pas à son avantage ce soir à l’instar de son homologue Mitchel Bakker, dont on se demande même s’il a le niveau pour jouer en National 2. C’est souvent passé sur le couloir droit parisien, donc, mais moins dans l’axe, où Memphis et Dembele, malgré quelques coups d’éclat se sont souvent heurtés à la charnière Presko-Thiago.

Marco Verratti au-dessus de la mêlée

L’Italien aura été une des rares satisfactions du PSG, avec Neymar. Thomas Tuchel, qui avait promis un Verratti « fit » hier en conférence de presse après l’avoir ménagé contre Saint-Etienne en finale de Coupe de France n’avait donc pas menti, l’Italien est apparu solide sur la pelouse du Stade de France, vendredi, comme en témoigne son temps de jeu ce soir. Des tacles bien sentis, un volume de jeu intéressant – à la 98e il a même fait un appel côté gauche en profondeur – en dépit des conditions atmosphériques et surtout, surtout, cette fascinante aptitude à sortir indemnes de situations dangereuses et/ou désespérées. Le John McClane du Paris Saint-Germain.

Anthony Lopes au-dessus des nuages

Si le Stade de France a pu s’endormir devant une prolongation soporifique, c’est grâce au gardien de but de l’OL. Le Portugais a contrecarré les plans de Neymar. Que ce soit sur coup franc ou de la tête (89e), le Brésilien s’est heurté à un mur. Dans son style bien à lui, Lopes a souvent jailli dans les pieds et volé au-dessus des nuages pour garder ses buts inviolés. Et, bien sûr, il s’est embrouillé avec un joueur du PSG. Un match plein, donc, pour Toto Lopes.

Rafael et Traoré en dessous de tout

Il y aurait pu ne pas y avoir de tirs au but. A la toute dernière minute de la prolongation, Rafael fauche Di Maria à la limite de la surface, concède un coup franc ultra-dangereux et prend un carton rouge. Malheureusement pour Bertrand Traoré, Neymar n’a pas mis son coup franc pour écourter la rencontre. En revanche, il a froidement transformé son penalty juste avant que l’attaquant lyonnais échoue devant Navas. Comme quoi, le statut de pestiféré du match se joue parfois à rien.

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