PSG-Metz : Draxler permet à Paris (et à Tuchel) de souffler un grand coup

Mauro Icardi et les Parisiens s’en sont sortis par un trou de souris face à Metz. — Francois Mori/AP/SIPA

Au Parc des Princes,

Souvent maladroit, parfois malmené, et enfin réduit à neuf en fin de match après l’expulsion de Diallo et la blessure de Bernat, le PSG a arraché une victoire importantissime face à une équipe messine beaucoup plus courageuse qu’espéré. Une victoire qui met un peu de baume au cœur à Tuchel trois jours après le dénouement inadmissible du classique face à l’OM.

Paris ne sait plus marquer (ou alors difficilement)

On s’est fait la réflexion quand Bernat est rentré aux alentours de l’heure de jeu pour suppléer ce pauvre Bakker, qui donne parfois l’impression que le ballon lui en veut personnellement. Le latéral espagnol était le dernier joueur parisien à avoir marqué face à Leipzig, du temps où le PSG fait rêver la France. Depuis, il faut surtout rêver la Canebière et les alentours. Tout n’a pas été à jeter mercredi, qu’on soit bien clairs, même après l’expulsion de Diallo pour une obstruction sévère (65e). Di Maria était en cannes, bien plus que dimanche, et on a en tête au moins un caviar qui aurait dû tranquilliser tout le monde. Mais Sarabia a perdu son modjo pendant l’été, et surtout, Oukidja, le gardien messin, s’est bien plu dans ce Parc des Princes à l’ambiance tamisée. Il a attiré tous les ballons, notamment sur une double opportunité Icardi-Di Maria à l’aube du dernier quart d’heure. Jusqu’à cette erreur de poussin première année sur un centre pas bien méchant d’Angelito. Un ballon relâché sur Draxler qui traînait dans le coin par hasard. 1-0, merci et au revoir

Metz pas vraiment récompensé

A force de montrer ses faiblesses, peut-être passagères, le PSG donne beaucoup trop de mauvaises idées, même à ses adversaires les moins cotés. Metz n’avait pas encore marqué avant de visiter le Parc ? Hognon a quand même été assez couillu pour aligner sa paire sénégalaise devant, avec Boulaya en soutien, et à eux trois, ils ont gaspillé au moins quatre ou cinq munitions très nettes sur des contres bien menés en première mi-temps. En supériorité numérique, le FC Metz s’est paradoxalement retrouvé à galérer derrière, mais il a encore eu sa chance cent fois en fin de match, notamment Maziz, incapable de trouver le cadre aux 18 mètres. C’était juste avant le débordement de la dernière chance de Di Maria et la boulette d’Oukidja, alors que Metz évoluait en double supériorité numérique depuis la blessure de Bernat, touché (grièvement?) au genou avant les arrêts de jeu. 

Tuchel peut (un peu) respirer

L’entraîneur allemand a beau être celui qui failli ramener la C1 à Doha, il n’allait pas tarder à avoir les fesses qui chauffent avec une troisième défaite en trois matchs. Leonardo, qui ne s’est pas découvert une passion torride pour son entraîneur depuis qu’il est revenu d’Italie, l’a très mollement soutenu dimanche soir après le premier classique perdu depuis l’avènement de la République. On imagine sans peine la colère du Brésilien s’il avait dû rendre compte en haut lieu d’une nouvelle déconvenue contre une des formations les plus faibles de L1 sur le papier. Or, tenez-vous bien, il se trouve qu’Allegri, un copain à lui, en a sans doute un peu marre d’être en vacances depuis qu’il s’est fait lourder de la Juve. Bref c’est passé ce coup-ci, mais ça peut vite sentir le calciné pour Tuchel dès dimanche à Nice, qu’il faudra se coltiner sans Neymar, Paredes, ou Kurzawa, lourdement sanctionnés comme prévu par la commission de discipline de la LFP.

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