PSG – Lille : « J’espère que les supporters vont comprendre », Thiago Silva défend Neymar après son retour mitigé

Neymar a fait son retour face à Lille, le 22 novembre 2019. — Michel Euler/AP/SIPA

Au Parc des Princes,

Lapsus savoureux du capitaine en campagne pour sa réélection Thiago Silva dans les sous-sols du Parc vendredi soir à propos du retour du Neymar prodigue : «Je crois qu’il n’est pas à 100% encore, il a passé deux mois ou trois mois sans jouer je ne sais pas exactement, ça manque de quelque chose, le physique surtout ». Deux mois ou trois mois. Le Brésilien voit très large alors que son compatriote est resté aux stands cinq semaines, et ça veut tout dire. Même les copains perdent le compte des matchs sans le meilleur joueur du club, signe qu’ils sont résignés à vivre sans lui.

Encore trop juste physiquement

L’énième retour de la star, donc, après un coup dur aux ischio-jambiers. Sauvons ce qu’il y a à sauver, ça ira vite. Une belle madjer dans la course de Di Maria puis un petit pont soyeux un peu avant de sortir à la 65e. Pour le reste, Neymar a encore plus forcé ses actions que le commandant Henry pour accuser Dreyfus dans le film de Polanski (shame on us, on est allé au cinoche juste avant). Des ballons perdus dans tous les sens, une accélération d’un combi Volkswagen en fin de vite, un ou deux plongeons ridicules et des petites gestes de mauvaise humeur avant de tracer direct au vestiaire après son remplacement par Mbappé. Les mauvaises langues ajouteront qu’on a entendu quelques sifflets diffus au moment de sa sortie, mêlés à l’indifférence polie du virage Auteuil qui continuait à chanter dans son coin.

Dans son rôle, Thiago Silva réclame l’indulgence :

« Je n’ai pas entendu les sifflets. Après tout ce qui s’est passé, petit à petit les fans vont arrêter de siffler. Avec Neymar c’est déjà difficile d’y arriver, sans lui c’est encore pire, j’espère que les supporters vont comprendre et le pousser de l’avant. Parce que si lui est bien sur le terrain, le PSG a plus de chances de gagner ».

Thomas Meunier, l’autre parisien à s’être arrêté en zone mixte ? Pareil

« Je ne suis pas dans la situation d’un supporter du club, mais Ney a pris conscience qu’il avait un rôle à jouer cette saison, il l’a prouvé en ramenant une petite dizaine de points au club depuis le début de la L1. Il faut tous aller dans le même sens. L’optimisme doit être de rigueur »

La fameuse théorie d’une équipe parisienne plus forte avec le Ney que sans lui. Sans doute dans l’absolu. Mais si ça ne tenait qu’à nous, le Neymar du moment commencerait pas regarder la pelouse de Bernabeu depuis le banc de touche. Hâte de voir le choix de Tuchel à ce propos. L’entraîneur allemand a toujours aligné ses quatre fantastiques quand il le pouvait l’an passé, (un mois à l’automne en gros), et la logique voudrait qu’il remette ses cojones sur la table à Madrid, où Paris jouera sur du velours avec ses cinq points d’avance. « Je ne suis pas inquiet pour Neymar. Il a manqué six semaines. Il a besoin de temps pour être décisif, pour retrouver le rythme​. Il a manqué de précision, de timing. (…) J’ai des idées pour mon équipe à Madrid », a expliqué ce bon Thomas.

Nous aussi, surtout en attaque. Angelito est dans la forme de sa carrière, donc pas de débat pour lui. Les déplacements d’icardi tiennent dans un parc à bébé, et pourtant ça lui suffit à planter en bavant sur le ventre. Mbappé sort d’une grosse grippe, mais il est jeune et il a un transfert à 300 plaques à négocier pour l’été prochain à Bernabeu. On oublie volontairement Cavani qui n’arrive plus à mettre un pied devant l’autre le pauvre.

Cela laisse une toute petite place pour un demi-Neymar si Tuchel a envie de faire de la politique, au risque de fragiliser l’équilibre collectif de ce début de saison. Attention au passage : le Real de novembre a une autre tronche que celui qui est venu se faire fouetter au Parc en septembre avec un Hazard à la rue. Lequel revenait d’ailleurs tout juste d’une blessure semblable à celle de Neymar. On dit ça pour aider.

Sport

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