PSG-Lille: 3-5-2 en béton armé et Rémy sur le banc, c’était quoi le plan les gars en fait ?

Benjamin André et les Lillois n’ont pas existé au Parc. — Michel Euler/AP/SIPA

Au Parc des Princes,

Ne soyons pas trop injustes. Lille s’est pointé dans la capitale sans son meilleur joueur, le bison Osimhen, sans Bamba, et sans la moitié de son staff pillé par Mourinho sans préavis ni élégance. Mais enfin, tous les suiveurs ont failli remballer le matos dès la feuille de match. Un 5-3-2 à trois milieux défensifs qui transpirait la peur et le manque d’ambition. Comme si Galtier était allé voir Tuchel en lui disant « oh oui fouette moi, fais moi mal j’adore ça ». Si ça a fait un peu moins mal que prévu en raison de la maladresse parisienne en deuxième mi-temps, le Losc a été aussi inexistant qu’on pouvait le craindre en dehors d’une bonne entame de cinq-dix minutes.

On a les deux premières situations favorables. Ensuite, on est sanctionnés par le talent et la justesse adverse. Les regrets que l’on doit avoir, c’est d’avoir gagné des ballons dans des zones importantes et de ne pas avoir pris les bonnes décisions qui suivent. On a manqué de profondeur. On doit travailler cela et s’améliorer pour amener plus de danger. », a tenté de justifier l’entraîneur nordiste.

Soit. Mais revenons sur le signal envoyé. Le seul attaquant de métier (Rémy) sur le banc, et les deux milieux les plus techniques (Yazici et Sanches) avec. Autant déclarer forfait d’entrée, tant qu’on y est.

Lille a subi les évènements

« On ne les a pas vraiment mis en danger même si on avait quelques frappes, quelques situations », concède Benjamin André, dont l’engagement exemplaire a au moins permis au milieu lillois de rivaliser à l’impact. On n’a pas eu de grosses occasions. «La saison est encore longue, mais on n’était pas venu là pour faire un match comme ça, c’est sûr, on voulait mettre plus d’agressivité, on voulait plus les faire douter et on ne l’a pas du tout fait ce soir ». L’ancien Rennais semble lui aussi déçu que le deuxième du dernier championnat ne soit pas capable d’offrir une opposition plus solide au PSG, six mois après lui avoir infligé une rouste mémorable dans le Nord.

Le podium est encore jouable dans un championnat où tous les gros se plantent chacun leur tour, on est d’accord. Cela doit-il pour autant empêcher les dirigeants du Losc de se remettre un poil en question ? La campagne de C1 a encore été un désastre, et le recrutement une foire aux bestiaux inégale si on enlève la merveille nigériane de devant. Yazici a un beau pied gauche mais surtout des allures de vrai-lent, Bamba, absent vendredi, semble perdu sans son frère jumeau Pepe, et les latéraux sont cataclysmiques. Remarquez, ça pourrait être pire. Un club anglais qui appelle début janvier pour poser 80 bâtons sur Osimhen. Au hasard Tottenham. Vous pensez que Gerard Lopez va réfléchir combien de temps avant d’amener lui-même le type à l’aéroport ?

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