PSG – Juve : Paris déroule puis se fait peur avec un Mbappé brillant (mais perso)

Au Parc des Princes,

Serein comme jamais en première période face à une Juventus loin, très loin de ses grandes années, le Paris Saint-Germain a finalement joué à se faire peur mardi soir, pour son entrée en lice en Ligue des champions. Auteur d’un sublime doublé lors du premier acte, Kylian Mbappé a péché par orgueil au retour des vestiaires, oubliant Neymar seul plein axe et redonnant aux Italiens l’espoir de revenir dans le match. Il aura finalement fallu serrer les fesses pour arracher ce premier succès en C1 sous l’ère Galtier. A méditer pour les prochaines sorties.

Mbappé, brillant et énervant. A force de vouloir croquer tout seul dans le gâteau, Kylian Mbappé va finir par se gaver, et avec lui gaver tous ses coéquipiers. Mardi soir, dans un Parc des Princes à l’ambiance électrico-écolo, face à une Vieille Dame plus boiteuse tu meurs, l’attaquant parisien a honteusement oublié Neymar seul dans l’axe et préféré un tir du droit dévissé. C’était la balle du 3-0, la balle du match, celle qui aurait dû permettre à Paris de dérouler comme il le fait chaque week-end en Ligue 1 depuis le début de la saison. Au lieu de ça, dans les minutes qui suivirent cette omission orgueilleuse, les Italiens profitèrent d’une sortie hasardeuse de Donnarumma sur corner pour planter de la tête et relancer un match qui aurait dû être plié depuis longtemps.

Neymar régale, Kyky l’oublie. Car les copains, eux, ont fait croquer Kyky. Et pas qu’un peu, à l’image de cette sublime louche do Brasil signée Neymar, en tout début de rencontre, reprise délicieusement de volée par l’international français, avant que celui-ci ne double la mise d’un tir tendu sans contrôle après un une-deux de l’espace avec son pote Hakimi. Mais voilà, pris avec son coach dans la tempétueuse polémique dite du char à voile, qui a déchaîné la France ces dernières heures au point de reléguer ce match au huitième plan, le numéro 7 parisien a voulu faire ce qu’il fait de mieux à chaque fois qu’on ose critiquer sa majesté : répondre en fermant des bouches, et donc en claquant des triplés. Mais il y a des passes dé’ qui valent des buts, cher ami, espérons que cette soirée te permette de t’en souvenir.

La Juve se réveille, Paris se fait peur. Jusque-là, donc, le PSG semblait jouer dans un fauteuil face à une Juventus qui, à l’image de son coach Massimiliano Allegri la veille en conférence de presse, transpirait à peu près autant la confiance qu’un lapin pris dans les phares d’une Ferrari. Avec une tactique « tous derrière, Vlahovic devant et la mamma pour tous », les Turinois n’ont longtemps rien fait pour contrecarrer les plans d’un Paris Saint-Germain sûr de sa force, jusqu’à ce que Paris se mette dedans tout seul comme un grand. Et il aura finalement fallu quelques suées défensives et une belle parade de Donnarumma pour permettre à cette équipe de garder sa courte avance jusqu’au bout. Comme quoi, le foot ne tient vraiment à rien.