PSG : Deux accusés condamnés, un relaxé, pour le cambriolage de la famille de Marquinhos

Seul un des trois accusés aura réussi à convaincre le tribunal correctionnel de Versailles. Deux hommes ont été condamnés mercredi pour le cambriolage de la famille du joueur brésilien du PSG Marquinhos, en mars 2021 dans les Yvelines, et un troisième relaxé.

Tout au long de l’audience, Samba G. et François S., relaxé, ont clamé leur innocence à la barre. Amir E., incarcéré dans le cadre d’une autre affaire, avait refusé d’assister à son procès. Ce dernier, âgé de 24 ans, a été condamné à sept ans de prison avec maintien en détention pour vol avec violence, séquestration et association de malfaiteurs. De nationalité égyptienne, il a également écopé d’une interdiction définitive de séjour sur le territoire français. Lors de son réquisitoire, la procureure l’avait qualifié d’individu « nauséabond » sévissant « dans des affaires similaires » à travers « toute l’Ile-de-France ».

Samba G., 30 ans, a été condamné à cinq ans de prison dont trois assortis de sursis probatoire pour détention d’arme et association de malfaiteurs. Les enquêteurs le soupçonnaient notamment d’avoir fourni le véhicule ayant servi à aller sur les lieux du cambriolage.

Victimes choisies

Seul François S., 30 ans, jugé pour vol avec violence, séquestration et association de malfaiteurs, a été relaxé. Son ADN et celui de Samba G. avaient été identifiés à l’intérieur de cagoules retrouvées dans le véhicule vraisemblablement utilisé le soir du cambriolage. « L’ADN de mon client était mélangé à un autre et était présent en quantité bien moindre », a souligné devant la presse son avocate, Me Sevin Kasay, à l’issue de l’audience. « Je n’ai rien à voir avec ça, je ne connais pas Marquinhos, je ne regarde même pas le foot », a assuré François S., pull et pantalon noirs, pendant les débats.

Samba G., blouson en cuir et petite barbiche, a de son côté expliqué qu’en tant qu’ « ancien propriétaire » de la voiture, il avait pu y oublier une cagoule. « Je suis frileux, l’hiver je porte toujours une cagoule », a-t-il affirmé, en ajoutant qu’il ne mettait « jamais les pieds » dans les Yvelines. Lors de l’audience, la procureure a évoqué une « expédition particulièrement bien organisée sur le plan collectif » et un « projet mûri » aux victimes « spécifiquement visées ».

Un jeune homme âgé de 17 ans à l’époque des faits avait été condamné dans la même affaire en septembre dernier par le tribunal pour enfants à deux ans d’emprisonnement, dont douze mois assortis d’un sursis probatoire, pour vol avec violence et vol aggravé. Le parquet de Versailles a fait appel de cette décision. Le mineur, qui n’est plus détenu car la peine couvrait la détention provisoire, avait été relaxé par le tribunal des poursuites pour association de malfaiteurs.