PSG : Coup de bluff ou scoumoune phénoménale ? Le cas de Neymar interroge avant le match à Dortmund

Neymar ne serait pas sûr à 100% d’être apte pour Dortmund. — FRANCK FIFE / AFP

  • Neymar souffre d’une lésion chondro-costale depuis le match contre Montpellier au Parc des Princes le 1er février dernier. 
  • Mercredi soir, Tuchel a laissé planer le doute quant à une titularisation de son joueur à Dortmund alors que sa convalescence devrait déjà être terminée. 
  • Pure précaution, simple coup de bluff ou réelle inquiétude ? Difficile de savoir à quoi joue le Paris Saint-Germain à l’approche du grand rendez-vous en Ligue des champions mardi soir. 

Quand le sage désigne les côtes, l’idiot regarde le pied. On a un peu tourné le célèbre proverbe chinois à notre sauce car il nous semble correspondre parfaitement au cas de Neymar, à nouveau blessé alors que se profilent les 8es de finale de Ligue des champions. Hé oui, alors que les supporters et les journalistes n’ont cessé de zyeuter sur les fragiles pieds de l’artiste brésilien, par crainte d’une nouvelle blessure au 5e métatarse dont nous sommes aujourd’hui tous plus ou moins spécialistes, c’est un peu plus haut que la mécanique a buggé.

Le numéro 10 du PSG souffre d’une lésion chondro-costale contractée dans la semaine qui a suivi son récital au Parc des Princes face à Montpellier. Une lésion chondro-costale, quèsaco ? C’est « une atteinte à la suite d’un traumatisme, de la zone entre la côte et le cartilage, qui va permettre de relier la côte au sternum », explique à RMC Sport le médecin cardiologue Alain Ducardonnet.

Huit jours pour oublier la douleur

Problème, poursuit le consultant santé pour BFM TV, « si c’est un choc direct, c’est-à-dire que la côte a été un peu secouée, et que l’articulation entre la côte et le cartilage a été froissée, ça prend huit jours environ pour revenir à l’état normal. » Sauf que ça fait dix jours que le club a communiqué sur cette blessure a priori bénigne et que mercredi soir, à l’issue de la trempe infligée par les Parisiens à Dijon en quart de finale de Coupe de France, Thomas Tuchel a pris tout le monde de court en prévenant que qu’il n’était pas sûr à 100 % que Neymar pourrait jouer contre Dortmund.

Incertain contre Lyon dimanche – Neymar avait finalement déclaré forfait –, le joueur était censé faire son retour en Coupe de France face au DFCO. Oui mais non. On pensait alors que le Paris Saint-Germain avait simplement préféré assurer le coup pour dorloter sa star en vue du 8e de finale au Signal Iduna Park le 18 février prochain. La communication parisienne, couplée à celle du clan Neymar (qui a confirmé les doutes du coach au journal L’Equipe), interroge désormais sur la réalité de cette blessure.

Tuchel se la joue mystérieux

Dès lors, deux hypothèses : soit le joueur est blessé plus gravement et le PSG l’a caché aux médias, auquel cas il faudrait vraiment songer à sonder les cadastres de la ville de Paris pour savoir s’il n’y avait pas un cimetière indien situé sous l’ancienne zone de chasse des rois de France, soit le PSG se plaît à faire montrer la pression pour déstabiliser les Allemands. 

Car pour que sa convalescence s’étire, il faudrait qu’il y ait « fêlure ou fracture de la côte », dixit Alain Ducardonnet. Sauf que, poursuit-il, « généralement on voit bien sur les radios, 48 heures après le choc, s’il y a eu des traits de fracture. Dans ce cas-là, l’immobilisation est un peu plus longue. On rentre dans un délai de deux ou trois semaines sans pouvoir jouer. » Puisque le PSG n’a rien dit à ce sujet, on aurait alors tendance à pencher pour la théorie Martoni.

Même si, comme le rappelle L’Equipe, ce n’est pas trop le genre de la maison, Tuchel étant habituellement plutôt transparent quand il s’agit d’évoquer les blessures de ses joueurs. A l’heure actuelle, seul le club, les médecins et l’entourage du joueur savent véritablement de quoi il retourne. La seule chose que l’on peut affirmer, c’est que le joueur s’est entraîné normalement avec le groupe jeudi au camp des loges. Un sacré bon signe tout de même. Et au pire des cas, une brouette d’anti-inflammatoire saupoudrée d’un antalgique ou deux et le tour sera joué.

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