PSG-Bayern : Mais comment Paris s’est débrouillé pour ne pas gagner ce match largement ?

Neymar a tapé deux fois les poteaux et raté d’autres occasions lors de PSG-Bayern le 13 avril 2021. — FRANCK FIFE / AFP
  • Le PSG a perdu face au Bayern Munich (0-1) mais s’est qualifié quand même pour les demi-finales de la Ligue des champions, mardi soir au Parc des Princes.
  • Les Parisiens n’auraient pas dû se faire aussi peur dans ce match, car ils ont eu de très nombreuses occasions, et ont tapé deux fois les montants.
  • Au final, le score importe peu, et on peut même voir une certaine grandeur à se qualifier pour les demi-finales après avoir dû serrer les fesses jusqu’au bout.

Au Parc des Princes,

Honnêtement, on préfère ne pas penser à ce qu’on aurait écrit si le PSG avait pris un but assassin à la 93e, mardi soir, face au Bayern. Est-ce qu’on aurait pu écrire quoi que ce soit, d’ailleurs, parce qu’après avoir vu autant d’occasions nettes balancées par la fenêtre, c’est sûrement notre ordi qui y serait passé. Mais le bonheur n’en est que plus grand finalement, car quoi de mieux que de se qualifier après avoir eu une trouille d’enfer ?

Alors qu’on avait vanté leur froid réalisme la semaine dernière après la manche aller, remportée 3-2 en courbant l’échine et tout le reste du corps avec, les Parisiens ont fait tout le contraire du match de Munich. Magnifiques dans les transitions, portés par un trio Di Maria-Neymar-Mbappé inspiré, ils ont cette fois dominé les Allemands, mais sans jamais pouvoir trouver la faille. Mention spéciale au Brésilien, qui était dans un soir à dribbler la terre entière mais à rater un éléphant à deux mètres.

Pas grand-chose à lui reprocher sur sa frappe sur la barre après un crochet de l’espace sur Coman, ni sur sa frappe sortie par Neuer au ras du poteau après avoir fait danser Hernandez. En revanche, on peut considérer qu’il n’avait pas le droit de saloper les deux caviars de Kyky en première période, la première fois contrarié par le gardien allemand, la seconde par le poteau. Et qu’il aurait pu avoir le poil de jus nécessaire pour pousser au fond la petite passe d’Angel au retour des vestiaires.

« Oui, toutes ces occasions ratées, c’est dommage ! Il m’a manqué si peu, a-t-il soufflé après la rencontre au micro de RMC Sport. Mais le plus important est qu’on soit qualifié, je suis très heureux. » Désigné homme du match, le Ney n’est pas le seul à ne pas avoir toujours pris les bonnes décisions. Dans un dernier quart d’heure complètement débridé, Mbappé, Kean et Di Maria ont aussi fait la passe qu’il ne fallait pas, ou pas fait la passe qu’il fallait, alors que c’était l’A1 dans le sens des départs le dernier mardi du mois d’août dans la défense bavaroise. Même l’arbitre s’y est mis, avec ses petits camarades préposés au VAR, en sifflant un hors-jeu très limite pour refuser un but au dragster de Bondy. « On a beaucoup essayé, beaucoup cherché », observe Di Maria. Mais pas trouvé, donc.

Une équipe qui reste illisible

Pas grave. Au final, les Parisiens ont su capitaliser sur leurs trois buts inscrits à l’extérieur à l’aller, et si c’est le Bayern qui a le plus tiré au but (15 tirs contre 10) au Parc, c’est bien eux qui ont eu les situations les plus nettes. Et de loin. « C’est vraiment magnifique, on aurait pu marquer trois ou quatre buts », a ainsi relevé le président Nasser Al-Khelaïfi. C’est vrai que c’était magnifique, et on ne souvient plus la dernière fois qu’on avait vu le PSG à ce niveau offensivement dans un match de cette importance. C’est d’ailleurs ce qui a rendu fou tout le monde, en tribune de presse comme devant la télé.

Un bon 4-1 des familles aurait fait mieux sur le CV, mais on ne trouvera pas beaucoup pour s’en soucier. Il y a même, peut-être, une certaine grandeur à se qualifier pour les demi-finales après avoir dû serrer les fesses jusqu’au bout. La rage des Parisiens au coup de sifflet final en dit long à ce sujet. Le PSG reste une équipe illisible, capable de tout et son contraire, mais on sent une âme grandir dans son collectif. Presnel Kimpembe, capitaine du soir en l’absence de Marquinhos :

« Il y a beaucoup de joie et d’émotions parce que ça a été un match très dur. On a perdu mais ça a été un match abouti, une grande performance d’équipe, je suis très fier. »

Des propos auxquels souscrit complètement Mauricio Pochettino. « Nous avons fait un très beau match, il est dommage que nous n’ayons pas gagné. Au final, même si nous l’avons emporté là-bas alors que le Bayern avait peut-être été un peu meilleur, les meilleures occasions, tant à l’aller qu’au retour, ont été pour nous », estime l’entraîneur argentin. Dommage qu’on n’ait pas pu demander son avis à Joshua Kimmich.

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