Procès en appel du RN : Marine Le Pen connaîtra son sort le 7 juillet.
La chambre d’appel de Paris rendra sa décision dans le procès de Marine Le Pen et des autres prévenus le 7 juillet prochain à 13h30. Les deux avocats généraux ont requis contre Marine Le Pen quatre ans d’emprisonnement dont trois avec sursis, 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.
C’est l’avenir politique de Marine Le Pen qui est en jeu devant la chambre d’appel de Paris. Celle-ci rendra sa décision dans le procès de la dirigeante du Rassemblement national et des autres prévenus le 7 juillet prochain à 13h30, a annoncé mercredi la présidente de la cour, à l’issue des débats.
« Il pèse sur votre cour, au-delà de dire le droit, de rejuger un dossier, de prendre en compte un calendrier politique national », a averti l’un des deux avocats de Marine Le Pen, Me Rodolphe Bosselut, en début de plaidoirie. « Avec le respect que je vous dois, je vous le dis : ce n’est pas un cadeau ».
Cinq ans d’inéligibilité requis
Marine Le Pen pourra-t-elle se présenter à l’élection présidentielle de 2027 ? Non, ont répondu la semaine dernière les deux avocats généraux, en demandant contre elle quatre ans d’emprisonnement, dont trois avec sursis, avec la possibilité d’aménager la partie ferme sous bracelet électronique, ainsi qu’une amende de 100.000 euros et, surtout, cinq ans d’inéligibilité.
Elle est accusée, ainsi que le RN (anciennement Front national) et dix autres cadres, d’avoir fait embaucher des assistants parlementaires pour les eurodéputés du parti, payés par des fonds européens, mais dont l’activité aurait servi uniquement le mouvement à la flamme.

