Procès en appel de Cédric Jubillar : qui est l’admiratrice qui le conseille ?
Cédric Jubillar, condamné en septembre dernier à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme Delphine Jubillar, a décidé de changer d’avocat avant son procès en appel, qui se déroulera à Toulouse dans quelques mois. Une source proche du dossier a indiqué à Libération qu’il s’agissait d’une quadragénaire lui rendant régulièrement visite à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses.
Cédric Jubillar, condamné en septembre dernier à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme Delphine Jubillar, souhaite « changer de stratégie ». À 38 ans, il a opté pour un changement d’avocat avant son procès en appel, qui se tiendra à Toulouse dans quelques mois. Cette décision lui aurait été suggérée par « l’admiratrice du deuxième rang », une femme d’environ quarante ans, désignée ainsi par un des avocats généraux lors de son réquisitoire, selon les informations de Libération.
Lors de son procès, l’artisan plaquiste était sans soutien, rappelle La Dépêche du midi, qui a rencontré cette femme trois semaines après la condamnation de Cédric Jubillar. Elle avait alors été « son point d’accroche », avec qui le prévenu a échangé plusieurs regards « insistants », des signes de tête, de la main ou de brefs sourires.
Une source proche de l’affaire a révélé à Libération que cette seule alliée était une quadragénaire lui rendant fréquemment visite à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses. Cette professionnelle de santé, devenue Albigeoise, a expliqué au quotidien local qu’elle et Cédric Jubillar avaient fait connaissance indirectement par l’intermédiaire d’un tiers, dans un passé récent.
Pour elle, « les professionnels de santé, comme d’autres acteurs du lien social, ont pour mission d’écouter, d’accompagner, de soutenir, de regarder ». Elle a souligné que « le regard humain, la présence bienveillante, ne sont pas des signes de parti pris, ce sont des gestes de compréhension », précisant à La Dépêche du midi qu’elle considérait stigmatisant le surnom d’« admiratrice » attribué par le magistrat, évoquant un « jugement erroné » et une « atteinte personnelle ».

