Prison au Venezuela: Au moins 10 détenus tués lors d’une guerre des gangs

En 2013 déjà, 16 personnes avaient été tuées dans de violents affrontements entre détenus dans une prison de Maracaibo, dans l’Etat de Zulia (nord-est du Venezuela). — Leo Ramirez AFP

Au moins dix prisonniers sont morts lors d’affrontements entre plusieurs gangs survenus dans un centre de détention provisoire de l’Etat de Zulia, dans le nord-ouest du Venezuela, a annoncé mardi une ONG vénézuélienne de défense des droits des prisonniers.

Selon l’ONG Una ventana a la libertad (Une fenêtre sur la liberté), quatre grenades ont explosé lundi soir pendant ces heurts et les détenus ont incendié l’un des bâtiments du centre qui est géré par la police de Zulia, un Etat frontalier de la Colombie​. Des habitants du quartier ont dit avoir entendu « plusieurs détonations » provenant du centre de détention dès lundi en fin d’après-midi, a encore indiqué Una ventana a la libertad.

Des prisons vétustes dénoncées par les ONG

Les autorités vénézuéliennes n’ont pas avancé de bilan des affrontements, mais le gouverneur de l’Etat, le chaviste Omar Prieto, a assuré lundi qu’il préparait la « fermeture définitive » de ce centre. Insalubres, surpeuplées et mal surveillées par des gardiens sous-payés, les prisons vénézuéliennes sont régulièrement montrées du doigt par les défenseurs des droits de l’homme. Et les cas de violence sont fréquents dans les centres de détention provisoire où, selon le Code pénal, les prisonniers ne sont pas censés rester plus de 48 heures.

En mai dernier, au moins 29 prisonniers ont péri dans des affrontements avec les forces de l’ordre dans un centre de détention surpeuplé à Acarigua, dans l’Etat de Portuguesa, dans l’ouest du Venezuela. Pendant ces heurts, 19 policiers ont été blessés. Selon Una ventana a la libertad, il existe 500 centres de ce type dans le pays, qui accueillent un total de 55.000 détenus pour une capacité d’à peine 8.000 places.

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