« Prey » : Comment Predator est parti sur le sentier de la guerre pour un préquel

Le Predator, on le connaît depuis 1987 et le film de John McTiernan. Comment a-t-il débarqué sur Terre ? C’est à cette question que répond Prey de Dan Trachtenber. Le réalisateur de 10 Cloverfield Lane, disponible Disney +, ce vendredi, revisite la saga avec autant d’intelligence que d’efficacité et donne une passionnante leçon d’Histoire par-dessus le marché.

C’est en 1719 dans une tribu Comanche que l’extraterrestre guerrier aux dents acérées et aux dreadlocks s’est attaqué pour la première fois au genre humain. « Je suis fasciné par le Predator depuis le premier film, explique le réalisateur à 20 Minutes. J’ai souhaité lui rendre hommage avec ce préquel. » Le cinquième volet des aventures de l’alien tire le meilleur parti de paysages sublimes du Canada pour faire s’y dérouler son affrontement contre une jeune femme courageuse (Amber Midthunder, bien connue des amateurs des séries Legion et Roswell : New Mexico) résolue à s’imposer les armes à la main.

Un hommage aux Comanches

« Prey était aussi une façon de rendre hommage aux Comanches, insiste Dan Trachtenberg, et de mettre en avant leur civilisation. » Une partie des dialogues a donc été écrite dans leur langue tandis que la productrice Jhane Myers, elle-même d’origine Comanche, veillait à l’exactitude de leur représentation. « C’est une chance d’apprendre au monde à connaître notre peuple grâce à une franchise comme Predator », précise cette dernière à 20 Minutes. Historiens et dignitaires Comanches ont participé à la production ce qui apporte un intérêt supplémentaire et une véracité accrue à ce film de science-fiction bien mené.

Une héroïne qui tente d’échapper à la fois aux clichés que lui impose son statut de femme et à l’E.T belliqueux est aussi une réussite apportant un sang nouveau au Predator qui avait une légère tendance à s’anémier. « Renouveler la franchise tout en lui restant fidèle était notre idée », insiste Dan Trachtenberg. Sa passion pour la saga est une évidence qui rend Prey fort sympathique malgré quelques baisses de rythme. Instructif sans être didactique, ce préquel possède des atouts pour séduire à la fois les amoureux de SF et toute personne ayant envie d’en savoir plus sur les Comanches.