« Pressions » dans l’affaire Fillon : La défense veut la réouverture du procès

Le couple Fillon et le suppléant de l’ex-Premier ministre comparaissent jusqu’au 11 mars 2020 devant le tribunal correctionnel de Paris. — AFP

Les avocats de François Fillon ont demandé ce mardi au tribunal correctionnel de Paris de rouvrir les débats du procès de l’ex-Premier ministre, après les récentes déclarations sur des « pressions » au cours de l’enquête, ont-ils annoncé à l’AFP.

Le 10 juin devant une commission parlementaire, Eliane Houlette, l’ancienne cheffe du Parquet national financier, s’était émue le 10 juin du « contrôle très étroit » qu’aurait exercé le parquet général, son autorité de tutelle directe, dans la conduite des investigations lancées en pleine campagne présidentielle de 2017.

Des pressions « d’ordre procédural »

Vendredi, elle a précisé que ces pressions ne portaient « pas sur les faits reprochés à M. Fillon ni sur le bien-fondé des poursuites », mais « étaient d’ordre purement procédural ». « M. Fillon n’a pas été mis en examen à la demande ou sous la pression du pouvoir exécutif », a-t-elle insisté. Dans la soirée, le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, a saisi pour avis le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour « vérifier que le parquet national financier a bien mené son enquête en « toute sérénité, sans pression » de l’exécutif.

Cette annonce des avocats de François Fillon, de son épouse, Penelope, et de l’ancien suppléant de M. Fillon dans la Sarthe, Marc Joulaud, fait peser une incertitude majeure sur le rendu du jugement, prévu lundi, dans cette affaire portant sur des soupçons d’emplois fictifs de Mme Fillon.

Lancée en pleine campagne présidentielle, l’enquête avait empoisonné la candidature à l’Elysée de François Fillon, battu au premier tour.

Société

Qui est Eliane Houlette, la procureure qui tient le destin de François Fillon entre ses mains?

Justice

Affaire Fillon : Nicole Belloubet veut « lever le doute délétère » pour la justice

360 partages