Présidentielle : Le patron du PS ne critique pas Raphaël Glucksmann sur la primaire
Olivier Faure a défendu la position selon laquelle la gauche pourrait être « condamnée à perdre en 2027 » lors d’une table ronde à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il a confirmé sa présence à un meeting prévu le 5 mai à Paris par ses partisans de la primaire unitaire.
Sans primaire, la gauche est-elle vouée à l’échec en 2027 ? C’est le point de vue exprimé samedi par Olivier Faure, le dirigeant du Parti socialiste, lors d’une table ronde à Montreuil (Seine-Saint-Denis), en présence de Raphaël Glucksmann et Boris Vallaud, qui s’opposent à sa stratégie pour 2027.
« On pourra organiser autant de colloques qu’on le souhaite, se rassembler aussi souvent que nécessaire, si à un moment donné nous ne parvenons pas à éviter d’avoir cinq, six, sept ou huit candidats de gauche au premier tour, eh bien nous perdrons et l’extrême droite l’emportera », s’est exclamé Olivier Faure, en s’adressant aux autres dirigeants.
« Cette responsabilité, nous l’avons tous en commun et nous devons la gérer sans constamment éviter la question », a-t-il ajouté, affirmant qu’il avait « la légitimité » pour être candidat dans une interview accordée à Libération vendredi. Il a également confirmé sa participation à un meeting organisé le 5 mai à Paris par ses partisans en faveur d’une primaire unitaire.
Cet événement, porté par le sénateur Ronan Dantec et son mouvement Ensemble sur nos territoires (ESNT), avait pour but de se concentrer exclusivement sur le fond du débat et le programme. Boris Vallaud et Raphaël Glucksmann ont respecté les consignes, évitant de se prononcer sur le processus de désignation d’un candidat de gauche.

