France

Présidentielle 2027 : Sébastien Lecornu déclare « Je ne suis pas candidat »

Sébastien Lecornu a déclaré au Parisien qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2027, affirmant : « Je ne suis pas candidat, je n’ai pas d’ambition présidentielle. Et je n’ai pas de double discours là-dessus ». Il a également estimé que la situation politique à Matignon est « très fragile », en soulignant que des oppositions ont récemment déposé une motion de censure contre son gouvernement.


Le Premier ministre finira-t-il par regretter ses paroles ? L’avenir le dira. Ce samedi, Sébastien Lecornu a été ferme dans ses propos. Il a réaffirmé, dans des déclarations rapportées par Le Parisien, qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2027.

« Je ne suis pas candidat, je n’ai pas d’ambition présidentielle. Et je n’ai pas de double discours là-dessus », a-t-il déclaré au journal, alors qu’il approche des six mois passés dans ses fonctions. Sébastien Lecornu avait déjà indiqué qu’il n’était pas candidat à la plus haute fonction. Cependant, son nom est régulièrement au centre des spéculations, car les sondages révèlent qu’aucun des prétendants du bloc central, qu’ils soient déclarés ou potentiels, ne semble en mesure de contester le Rassemblement national, favori de la course, qu’il soit représenté par Marine Le Pen ou Jordan Bardella.

Une posture « fragile » à Matignon

Dans ses déclarations au Parisien, Sébastien Lecornu fait preuve d’une grande prudence quant aux mois à venir. Est-il donc bien parti pour rester à Matignon jusqu’à la présidentielle et au printemps 2027 ? « Tout cela reste très fragile. Quand je vois que, tout récemment encore, les oppositions ont déposé une motion de censure pour nous renverser sur le Mercosur, alors que nous nous y étions nous-mêmes opposés, je me dis que tout peut toujours arriver car plus rien n’est rationnel », a-t-il estimé.

Le Premier ministre, qui préfère la discrétion dans les médias, a réussi à échapper à plusieurs motions de censure de l’opposition pour doter la France d’un budget, au prix de larges concessions au Parti socialiste. Il doit également rassembler mercredi les formations politiques pour les informer de la situation au Moyen-Orient et des répercussions de la guerre pour la France, notamment sur le plan économique.