Présidentielle 2022 : Six candidats devant la FNSEA ce mercredi pour parler agriculture

Les candidats à la présidentielle vont de nouveau passer un grand oral dont le thème sera cette fois celui de l’agriculture. Un mois après le Salon de l’agriculture, plusieurs candidats remettent ce mercredi le pied à l’étrier en se rendant à Besançon pour le congrès de la FNSEA.

A 11 jours du premier tour, ils seront six à s’exprimer devant 1.500 agriculteurs à l’initiative du Conseil de l’agriculture française (Caf) et du principal syndicat, la FNSEA. Cinq d’entre eux sont attendus à Besançon : Valérie Pécresse, Marine Le Pen, Eric Zemmour, Fabien Roussel et Jean Lassalle. Pris par l’agenda présidentiel, avec un Conseil de défense le matin suivi d’un Conseil des ministres, Emmanuel Macron s’adressera pour sa part aux agriculteurs par vidéo.

Le dossier de la sécurité alimentaire

Des circuits courts au retrait des accords de libre-échange, en passant par la suppression totale des pesticides, les 12 candidats à l’Elysée fourmillent d’idées pour prêter main-forte à une agriculture frappée par la flambée des coûts de production et des matières premières agricoles provoquée par la guerre en Ukraine.

« Nous sentons toujours les soubresauts de la crise sanitaire, et une crise s’additionne désormais à l’autre », selon la présidente du Caf et de la FNSEA, Christiane Lambert. « On pensait que la sécurité alimentaire n’était plus un sujet (…) mais il faut un changement de paradigme fort et un retour en force de la souveraineté alimentaire comme élément majeur des politiques », a-t-elle plaidé. La plupart des candidats défendent cet objectif, qui recouvre des acceptions différentes selon leur couleur politique et s’est imposé dans le débat public ces dernières semaines.

A Besançon, chacun présentera ses idées pendant une dizaine de minutes, avant de se livrer à une demi-heure de questions-réponses avec le public, composé des principaux acteurs du monde agricole : coopératives, banques et assurances.

Christiane Lambert a par contre « regretté » que Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon et Anne Hidalgo aient « décliné l’invitation ». A la peine dans les sondages, la maire PS de Paris a fait savoir au syndicat qu’elle ne pourrait s’y rendre pour des raisons d’agenda. Selon la présidente de la FNSEA, le candidat écologiste aurait par contre accepté l’invitation avant de se raviser. Il se rend, en revanche à Margny-sur-Matz, dans l’Oise, sur le thème de ruralité, dont les maires ont été très sollicités par les candidats pour obtenir les 500 parrainages et veulent faire entendre leurs revendications dans la campagne.