Présidentielle 2022 : Sans faire l’unanimité à gauche, la primaire populaire atteint pourtant les 467.000 inscrits

Par rapport aux objectifs fixés, le pari est pour le moment réussi pour la primaire populaire. Cette initiative citoyenne, visant à départager les candidats de gauche à la présidentielle, a revendiqué dimanche soir un total de 467.000 inscrits. Ce chiffre est largement supérieur aux autres primaires, mais il n’est pour le moment que symbolique : Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Anne Hidalgo refusent en effet de se soumettre à ce processus.

Les électeurs, qui avaient jusqu’à dimanche minuit pour s’inscrire, sont invités à voter du 27 au 30 janvier pour désigner, parmi sept personnalités de gauche, celle qui sera soutenue par la primaire. La gauche compte pour l’heure cinq candidats principaux à la présidentielle (Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot, Anne Hidalgo, Fabien Roussel, et Christiane Taubira), sans qu’aucun ne puisse rivaliser avec les droites et Emmanuel Macron en vue du premier tour de la présidentielle le 10 avril.

Un processus qui « ne peut pas être ignoré »

« Notre objectif initial était d’être plus nombreux que la primaire des Républicains. On est surpris de ce chiffre. Ça montre un engouement des électeurs de gauche et de l’écologie », a souligné l’une des organisatrices, Mathilde Imer. « C’est le plus grand processus de départage de candidats en France, il ne peut pas être ignoré », ajoute-t-elle.

Le nombre des inscrits pour voter s’est accéléré ces derniers jours, permettant à cette initiative de s’affirmer largement supérieure à la primaire écologiste de septembre (122.000), à celle des Républicains début décembre (près de 140.000) ou aux parrainages militants de Jean-Luc Mélenchon (260.000).

L’ancienne Garde des Sceaux Christiane Taubira et trois candidats de moindre envergure, le député européen Pierre Larrouturou et deux personnes de la société civile Charlotte Marchandise et Anna Agueb-Porterie, ont déjà dit qu’ils se plieraient aux résultats. Jean-Luc Mélenchon, Yannick Jadot et Anne Hidalgo se retrouvent par contre impliqués dans le scrutin malgré eux.