Présidentielle 2022 : Premier mentor, premier revers, dernier regret… La candidate du RN, Marine Le Pen, raconte

Dans son bureau, plusieurs photos en noir et blanc trônent au-dessus du canapé en velours vert, près d’une bibliothèque pleine à craquer. Installée dans ces nouveaux locaux depuis avril 2021, la candidate du Rassemblement nationale,  Marine Le Pen, a amené, avec elle, un bout de son histoire.

Une histoire qu’elle raconte volontiers tant elle a laissé des traces. « J’avais 15 ans, et je ne voyais jamais mes parents, se souvient-elle. Et j’étais tellement agacée que j’ai laissé tomber l’école pendant une semaine pour participer à la campagne municipale, dans le 20e arrondissement de Paris. »

« On a été mis au-devant de la vie politique très jeunes »

Lorsqu’elle évoque son premier mentor, « mon père », elle avoue être tombée dans la politique toute petite « comme Obélix ». Et ne tarit pas d’éloge sur ses filles qu’elle a réussi à préserver du feu médiatique lié à ses engagements politiques. « Nous, on a été mis au-devant de la vie politique très, très jeunes », argue-t-elle pour expliquer sa volonté de garder bien séparée sa vie privée, de sa vie de femme engagée.

Donnée deuxième dans les sondages, derrière Emmanuel Macron, Marine Le Pen tient tranquillement sa barque en attendant les résultats des urnes, dimanche 10 avril, à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle. Et se prépare à  un combat qu’elle a perdu, il y a cinq ans, face au président sortant. Si les sondages tombent juste, évidemment.