Présidentielle 2022 : « Le problème à gauche n’est pas l’union mais la mobilisation », estime Jean-Luc Mélenchon

Estimant que le « problème n’est pas l’union mais la mobilisation » des électeurs, le candidat insoumis à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, a renouvelé, ce lundi, son refus de tractations ou de primaire à gauche pour parvenir à une candidature unique.

La gauche est la seule famille politique à se présenter à moins de cent jours du premier tour avec un casting incertain, composé pour l’instant de cinq candidatures principales, sans qu’aucune ne soit en mesure de rivaliser avec le président sortant et les droites.

« Il s’agit de gouverner dans moins de cent jours »

Les appels à participer à une primaire lancés par la socialiste Anne Hidalgo et l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, qui « envisage » d’être candidate à la mi-janvier ? « Ce ne serait pas sérieux de dire  « on recommence tout à zéro à moins de 100 jours » », a opposé Jean-Luc Mélenchon sur France Inter. « Il faut respecter les électeurs. Les propositions d’union, je les ai faites il y a deux ans avec la fédération populaire », a-t-il dit.

Désormais « il s’agit de gouverner dans moins de cent jours, il faut un programme et des équipes », a ajouté le député des Bouches-du-Rhône, selon qui « on ne peut rassembler la France que si on est déjà capables de rassembler sur les idées ». « Ce qui nous manque ce n’est pas l’union, mais la mobilisation », a-t-il estimé, en référence à l’abstention, qui touche traditionnellement davantage la gauche.

« Qui veut gouverner avec nous »

« Une certaine gauche passe son temps à gémir et pleurnicher sur le thème « s’il n’y a pas d’union on a perdu d’avance » », a-t-il déploré. « Je suis en tête dans les sondages depuis plusieurs mois, alors ce n’est pas suffisant ? », a affirmé l’Insoumis, alors que plusieurs études lui attribuent une légère dynamique ces dernières semaines, le plaçant parfois au-dessus des 10 % d’intentions de vote.

Interrogé sur l’avis de Christiane Taubira, selon qui les gauches « peuvent gouverner cinq ans ensemble », Jean-Luc Mélenchon a répondu : « Si j’arrive au deuxième tour, ce qui est une des probabilités, il est évident que je dirai « Qui veut gouverner avec nous » ? ». Il a rappelé : « En 81, quand François Mitterrand a gagné, il y avait aussi au premier tour un candidat communiste (Georges Marchais) qui a fait presque 16 points. »