Présidentielle 2022 : Le joyeux bordel de la gauche, Mélenchon en petite forme et la galère des parrainages

Semaine, très mouvementée du côté de la gauche. Entre une Anne Hidalgo qui, face à l’éventualité d’une primaire – populaire ou non – change d’avis comme de chemisiers, un Arnaud Montebourg qui marchande point par point son programme avec celui ou celle qu’il juge le ou la plus bankable – en l’occurrence, en ce moment, c’est Christiane Taubira – et un Jean-Luc Mélenchon et un Yannick Jadot qui n’entendent rien aux appels de leurs homologues, on ne sait franchement plus où donner de la tête.

De son côté, le leader des Insoumis n’a pas chômé. Condamné pour injure publique et diffamation envers les journalistes de la cellule investigation de Radio France, après leur enquête sur des soupçons de surfacturation lors de sa campagne présidentielle de 2017, il a poursuivi sa tournée des popotes pour récolter ses promesses de parrainages (il en serait à 400). Avant son grand meeting « immersif et olfactif » à Nantes, dimanche.

Enfin, l’ouverture de la chasse aux signatures n’est pas encore lancée que les candidats s’élèvent déjà contre « un scandale démocratique », selon certains. C’est pareil lors de chaque élection nationale. Surtout depuis que le gouvernement Cazeneuve de 2016 a décidé de rendre public tous les parrainages. Résultat : certains prétendants à l’Elysée sont en « galère ».