Présidentielle 2022 : François Asselineau raille une « campagne minable »

Le président de l’UPR (Union populaire républicaine), François Asselineau, candidat pour la deuxième fois à la présidentielle, a raillé ce jeudi une « campagne minable » à ses yeux, à deux mois du premier tour.

« Cette campagne est minable », a-t-il lancé sur RFI, évoquant « des sujets » qui dominent le débat public alors qu’ils « n’ont pas l’intérêt nécessaire pour une campagne présidentielle », selon lui.

Ce fervent partisan du Frexit – la sortie de la France de l’Union européenne – a regretté que ne soient pas plus abordés notamment « la destruction de nos services publics, de notre agriculture familiale, l’alignement complet de la France sur les intérêts géopolitiques américains » ou encore « les délocalisations industrielles qui continuent ».

Une France qui devrait sortir de l’UE

François Asselineau a fustigé le fait que « la France (soit) en train de dilapider l’héritage formidable que nous avait laissé Charles de Gaulle », « une puissance souveraine, indépendante, d’équilibre entre les nations ».

« Nous sommes devenus le supplétif des intérêts géopolitiques américains contre la Russie et la Chine », s’est-il ému, parlant d’un sujet « d’une extrême gravité ». Selon lui, la France, « bien sûr », serait mieux hors de l’UE, de l’euro et de l’
Otan, alors que la devise européenne « est en train de tuer l’économie française parce que c’est une monnaie trop chère ».

Concernant ses parrainages, Asselineau a dit avoir « bon espoir » de rassembler les 500 signatures requises pour se présenter à la présidentielle en avril, même si « c’est beaucoup plus difficile cette année » avec « un système complètement délirant », selon lui.