Près de Saint-Nazaire, l’usine Yara sanctionnée par l’Etat pour ses rejets polluants

Quelques jours après l’annonce, par le ministre de la Transition écologique, de la mise en place imminente d’astreintes financières à l’encontre de l’usine Yara de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), des sanctions financières journalières ont bel et bien été décidées par la préfecture. Installé près de Saint-Nazaire, ce producteur d’engrais chimiques classé Seveso est pointé du doigt pour ses « émissions atmosphériques et rejets aqueux », a rappelé le ministre Christophe Béchu. Une pollution liée à des « constats persistants de non-conformité » de ses installations.

Dans l’attente d’une mise aux normes, le préfet de Loire-Atlantique sanctionne donc Yara d’une pénalité financière de 300 euros par jour pour des manquements aux règles de sécurité et de 150 euros par jour pour des défauts aux normes environnementales, a relevé Ouest-France.

Suivi du ministère

Le site Yara de Montoir-de-Bretagne avait été placé en « vigilance renforcée » par l’Etat en juillet 2021. Le plan de mise en conformité fait l’objet d’un « suivi très attentif », assure le ministre de la Transition écologique dans une réponse au sénateur socialiste Yannick Vaugrenard. Un bilan de l’avancée des actions a été réalisé en novembre. Un nouveau bilan est programmé « début 2023 ».

Propriété d’un groupe norvégien, Yara produit à Montoir de l’engrais à base de nitrate d’ammonium. L’acide sulfurique est l’une des matières premières utilisées dans le procédé de fabrication.