Prébarrage L2: Au bout de la nuit, Lens s’impose contre le Paris FC et peut continuer de rêver à la Ligue 1

Lens, le 9 mai 2014. Match comptant pour la 37e journee du championnat de ligue 2 de football qui opposait le RC Lens au stade brestois 29. Ici les supporters lensois etaient plus de 40.000 a assister a cette rencontre. — M.Libert/20 Minutes

A Charléty,

Au terme d’un match à rebondissements et dans une chaude ambiance, le RC Lens a gagné la bataille face au Paris FC et s’est offert la chance de continuer à rêver de Ligue 1. Vendredi, ils seront à Troyes pour jouer une place en barrages contre le 18e de Ligue 1.

» Ici, c’est Bollaert ! On avait beau être prévenu, ça fait tout de même quelque chose de voir le stade Bollaert… euh pardon, le stade Charléty, être pris d’assaut par plus de 7000 supporters du Racing Club de Lens. Descendus dans la capitale par convois entiers, les Artésiens ont fait de l’enceinte du PFC leur maison pour la soirée. Et ça s’est entendu. « On est chez nous, on est chez nous ! », ont-ils chanté en chœur toute la soirée. Difficile de leur donner tort. Sans aucun parti pris, une partie de notre âme d’enfant – celle qui a connu l’époque des maillots Shopi, la coupe mulet du grand Tony Vairelles ou Gervais Martel avec sa clope au bec sur son banc – aimerait vraiment retrouver ce fabuleux public en Ligue 1. En face, même s’ils ne pouvaient pas vraiment tenir la comparaison, les fans parisiens ont rendu eux aussi une belle copie et le stade Charléty, habituellement si tiédasse, a vécu une belle soirée en termes d’ambiance.

» Charléty entre en transe. Le stade Charléty n’avait probablement vécu plus belle explosion de joie cette saison. Il restait à peine une poignée de secondes mardi soir avant que l’arbitre ne siffle la fin du match et n’envoie les Lensois (qui menaient 1-0 depuis le quart d’heure de jeu grâce au but d’Ambrose) jouer une place en barrages, contre Troyes, vendredi prochain. L’immense parcage nordiste commençait même déjà à célébrer ses champions. Oui mais non… Car c’est ce moment que les Parisiens ont choisi pour égaliser, grâce à un oubli dans la défense Sang et Or et une frappe tendue depuis le côté gauche de la surface signée Marko Maletic. Pas immérité pour le coup, tant les hommes de Mecha Bazdarevic ont acculé la bande à Montanier dans son camp durant toute la deuxième période. Et pendant une bonne partie de la première aussi, d’ailleurs.

» Lens bout de la nuit. En prolongations, les Parisiens ont forcément payé leurs efforts des 90 premières minutes et c’est Lens qui s’est montré le plus dangereux, sans pour autant inscrire le deuxième but tant attendu par le peuple Sang et Or. C’est donc lors de la loterie des tirs au but que le destin des deux équipes s’est joué. Et à ce petit jeu, les Lensois se sont montrés plus adroits en réalisant un sans-faute, tandis que le Parisien Perraud envoyait sa frappe sur le poteau. C’est la fin du rêve pour le PFC, Lens, de son côté, a désormais une belle carte à jouer.

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