Pour le poste de Défenseur des droits, l’Elysée veut Claire Hédon pour succéder à Jacques Toubon

Claire Hedon, présidente de ATD Quart Monde, en mars 2020. — ISA HARSIN/SIPA

Après six ans de mandat, Jacques Toubon, qui fut notamment ministre de la Justice de 1995 à 1997, doit quitter ses fonctions de Défenseur des droits fin juillet. Emmanuel Macron avance ce mardi soir le nom de son successeur, et ce devrait être une femme :  Claire Hédon, âgée de 57 ans et dirigeante depuis 2015 de l’association ATD-Quart monde qui lutte contre l’extrême pauvreté.

« Le Président de l’Assemblée nationale et le Président du Sénat sont saisis de ce projet de nomination, afin que la commission intéressée de chacune des assemblées se prononce » comme prévu par la Constitution, ajoute l’Elysée dans un communiqué.

Ancienne journaliste de radio (RFI, France inter), elle est aussi membre du Comité consultatif national d’éthique depuis 2017. Claire Hédon avait accueilli Emmanuel Macron plusieurs heures dans un centre d’ATD-Quart Monde à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) en septembre 2018, en marge de la présentation de la stratégie gouvernementale de lutte contre la pauvreté.

Des discriminations tous azimuts

Si sa nomination était bien entérinée, elle aura notamment pour mission de défendre les droits et libertés dans le cadre des relations avec les administrations, lutter contre les discriminations ou encore veiller au respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité.

Des champs sur lesquels Jacques Toubon s’est montré particulièrement critique dans ses rapports, à commencer par le dernier en date rendu la semaine passée. Il a ainsi épinglé « l’insuffisance des politiques publiques » sur les questions de discriminations à l’emploi, au logement, à l’éducation et aux contrôles policiers, et réclamé la création d’un « observatoire ».

Société

Baisse des aides au logement: «Pour les plus précaires, ces 5 euros en moins à la fin du mois sont redoutables»

Société

« Quelques coups de canifs ont été portés à nos droits », déplore Jacques Toubon, le Défenseur des droits

75 partages