Pour Gabriel Attal, LR « est en train de devenir un satellite » du RN

Gabriel Attal, le 20 janvier 2021. — Alfonso Jimenez//SIPA

Le parti Les Républicains, dans la tourmente après les tiraillements cette semaine de son candidat Renaud Muselier en région Paca, « est en train de devenir un satellite du Rassemblement national », a estimé dimanche sur France 3 le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

LR « est totalement divisé entre d’un côté ceux qui veulent pactiser avec le Rassemblement national et les autres (…) A force de faire un grand écart, ils sont arrivés à un claquage entre ces deux tendances », a asséné Gabriel Attal.

« C’est cette dérive à laquelle on est en train d’assister. C’est préoccupant, on le voit à l’occasion de cette campagne mais je pense que les germes étaient là », a-t-il insisté.

L’offensive de la Macronie aux régionales

Le Premier ministre Jean Castex avait annoncé dimanche 2 mai le retrait de la liste LREM menée dans cette région par la secrétaire d’Etat Sophie Cluzel au profit de la liste de Renaud Muselier, provoquant une crise chez LR.

Renaud Muselier, président sortant de la région, a ensuite fait machine arrière, conduisant Sophie Cluzel à maintenir sa liste. Le délai limite pour déposer les listes est le 17 mai.

D’ici-là, a expliqué Gabriel Attal, soit le candidat LR « est prêt, comme il l’avait proposé au départ, à accueillir des membres de la majorité présidentielle », soit cette dernière « présentera des listes autonomes dans cette région ».

L’offensive de la Macronie aux régionales se déploie aussi dans les Hauts-de-France avec l’entrée en campagne du Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti face au sortant ex-LR Xavier Bertrand et au RN.

Gabriel Attal a justifié dimanche cette entrée en lice tardive par la volonté de LREM de « faire valoir (son) projet et faire en sorte de lutter contre le RN », mettant au second plan la rivalité avec Xavier Bertrand, par ailleurs candidat à la présidentielle de 2022. « Ce n’est pas une cible, Xavier Bertrand, ce n’est pas un ennemi. C’est un adversaire qui dit lui-même qu’il ne se préoccupera pas de la région une fois l’élection passée », a-t-il taclé en référence à la candidature de Xavier Bertrand à la présidentielle.

Le RN « est un danger pour la démocratie en cas de victoire »

Le RN « est un danger pour la démocratie en cas de victoire », a abondé le président de l’Assemblée Richard Ferrand sur Radio J. Et « s’il y a un risque FN c’est que les sortants Renaud Muselier et Xavier Bertrand n’ont pas réussi ». Pour lui « en toute logique Sophie Cluzel va conduire sa liste » en Paca.

« Que les appareils soient républicains ou socialistes, ils sont manifestement tous aussi sectaires » à refuser toute alliance avec la majorité et « cela ne leur portera pas chance », selon Richard Ferrand.

Le chef de file des députés LR Damien Abad a rétorqué sur Twitter que « par leur laxisme en matière de sécurité, par leur incapacité à réformer la justice, par leur petit calcul politicien, par leur volonté permanente de vouloir atomiser la droite, le pouvoir en place a une grande responsabilité dans la montée du RN ».

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