Portugal – France : Rabiot arrière gauche, du lourd à partir des quarts… Ce qui attend les Bleus pour la suite de l’Euro

De notre envoyé spécial à Budapest,

Les Bleus peuvent se féliciter après leur match nul contre le Portugal, mercredi soir. Survivre au groupe de la mort est déjà un aboutissement en soi – c’est dans le texte – mais le faire en terminant à la première place donne encore plus de poids à la performance. Alors certes, l’équipe de France s’en sort sans avoir clairement bousillé le moindre adversaire et a même concédé le nul contre la Hongrie (qui aura finalement emmerdé tout le monde dans cette poule F) et Didier Deschamps​ le concède, « il y a peut-être des équipes qui ont laissé de meilleures impressions. Mais on est là ». Et pour le moment, c’est tout ce qui compte. Et comme on est là, on a le droit d’imaginer un peu à quoi ressemblera la suite de cet Euro pour les Bleus.

Un tableau corsé

Si les hommes de Didier Deschamps ont un huitième de finale a priori tranquille avec tout le respect que l’on doit à nos amis suisses, les Français devraient très vite renouer avec les matchs de haut niveau. Car comme lors du Mondial 2018, on se retrouve dans une configuration digne des pires éditions de l’US Open, celles où Kevin Anderson arrive en finale. D’un côté, l’Angleterre, l’Allemagne, les Pays-Bas et des bras cassés, de l’autre l’Autriche, la Suisse et la crème de la crème : France, Portugal, Belgique, Croatie, Espagne et Italie.

Un exemple de « chemin » des Bleus : Suisse > Espagne > Belgique > Angleterre

Rabiot latéral gauche

« Adrien Rabiot est aussi capable de jouer arrière gauche, c’est aussi plutôt une bonne chose ». Ceci n’est pas un exercice, on répète, ceci n’est pas un exercice, ce sont des vrais mots sortis de la vraie bouche du vrai Didier Deschamps. Posons le contexte : remplaçant pour la première fois de la compétition, Adrien Rabiot est entré en jeu contre le Portugal au poste de latéral gauche. Un retour de karma parce qu’il a jadis chouiné par flemme de jouer en sentinelle ? Peut-être. Mais surtout l’addition de deux coups de poisse : les blessures de Lucas Hernandez et Lucas Digne. La chatte à DD est-elle en vacances ? Si oui, qu’elle prenne immédiatement le premier vol pour Bucarest, où l’équipe de France aura besoin d’elle.

Mais revenons à nos blessés de guerre, à commencer par Lucas Hernandez. Didier Deschamps l’a sorti à cause d’une réminiscence de ses pépins au genou. « Je n’ai pas voulu prendre de risque, d’autant qu’il avait un carton jaune », a déclaré le sélectionneur, beaucoup plus inquiet pour Lucas Digne, touché à un muscle de la cuisse. « Lui ça va être très compliqué (pour la suite). Quand il y a une blessure musculaire, à l’ischio, ce n’est pas bon signe. » RIP Lucas, petit ange parti trop vite.

Tolisso dans l’axe, pas à droite

Au volet des curiosités tactiques, on peut considérer que Jules Koundé a échoué à renverser Benjamin Pavard sur le couloir droit, même si son coach apprécie le fait qu’il sache quoi faire du ballon quand il l’a dans les pieds. Mais le Sévillan a encore besoin de temps pour s’affirmer à 100 % dans ce collectif. Enfin, on espère ne plus voir Coco dans ce rôle de Blaise Matuidi version côté droit. Deschamps a reconnu n’avoir pas fait un cadeau au Bavarois, signe qu’il ne recommencera peut-être pas. « Je ne l’ai pas mis dans sa meilleure disposition, mais avec son volume et son intelligence il fait une bonne heure, en sachant qu’il revient de très loin. C’est pas un poste naturel pour lui, il l’a très bien fait en Coupe du monde pour remplacer Matuidi, mais c’était à gauche. L’idéal c’est quand même de mettre tous les joueurs dans les meilleures dispositions. » Tolisso dans l’axe ou Coman, auteur d’une belle entrée sur le côté, ça se tente non ?