Pontoise : Après une semaine d’arrêt, les urgences sortent de la crise

Des urgences à plus de 90 % en arrêt maladie pendant une semaine. C’est le scénario qu’a vécu le service des urgences de l’hôpital de Pontoise (Val-d’Oise), la semaine dernière. Pour dénoncer des manques d’effectifs et de moyens, les soignants avaient choisi cette mobilisation. Ils ont repris le travail ce lundi après qu’un « accord » de sortie de crise a été trouvé, annonce le syndicat UNSA. Une augmentation des effectifs pour faciliter l’admission aux urgences, gérer l’administratif et renforcer l’équipe de nuit a été actée, soit « 15 équivalents temps plein », s’est félicité le syndicat.

« La semaine dernière a donné lieu à plusieurs rendez-vous avec l’équipe, les représentants du personnel et la direction de l’hôpital pour aboutir à un accord autour d’un nouveau projet médical et paramédical qui se déploiera dans les semaines à venir », a déclaré dans un communiqué l’UNSA santé sociaux public et privé, qui a soutenu le mouvement. Contacté, l’hôpital n’a pas donné suite aux sollicitions de l’AFP.

Un mouvement pas isolé

Le 9 janvier, au petit matin, la plupart des soignants des urgences adultes de l’hôpital de Pontoise avaient déposé des arrêts maladie pour dénoncer leurs conditions de travail et la prise en charge dégradée des patients. Il s’agissait principalement d’agents des services hospitaliers, infirmiers, brancardiers et aides-soignants des équipes de jour et de nuit.

Parfois, « il y a plus de vingt heures d’attente aux urgences pour déjà voir un médecin et que les infirmiers installent les patients dans une salle de consultation », avait dénoncé sous couvert d’anonymat un soignant expérimenté, las de voir les patients « sur des brancards aux urgences, dans le couloir ».

Les urgences étaient restées ouvertes malgré ces défections, mais l’agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France avait annoncé une « régulation », soit un refus de certains patients dans cet hôpital pour les orienter vers des structures environnantes. Le mouvement n’est pas isolé puisque des tensions similaires touchent l’est de la France depuis plusieurs semaines, notamment les urgences de Sarreguemines, Thionville et Saint-Avold en Moselle.