Policier tué près de Lyon : « Nous pouvons être des proies faciles », pointe un ancien collègue de la victime

Pendant 15 minutes, plusieurs commissariats lyonnais, comme ici celui du 8e arrondissement, ont effectué un rassemblement silencieux ce mardi midi. — Jérémy Laugier/20 Minutes

« Tout le monde est très choqué ici. » La trentaine de policiers présents à un rassemblement silencieux en mémoire de Franck Labois, ce mardi midi devant le commissariat de Lyon 8e, étaient clairement marqués. Certains d’entre eux ont côtoyé ce fonctionnaire de police, décédé à l’âge de 45 ans lundi, après avoir été fauché volontairement par le conducteur d’un fourgon, lors d’une interpellation effectuée dans la nuit de vendredi à samedi à Bron (Rhône).

Originaire de Metz, la victime avait officié durant six ans au commissariat du 8e arrondissement avant de rejoindre le groupe d’appui opérationnel (GAO) en 2017. L’un de ses anciens collègues à Lyon 8e se souvient « d’un boute-en-train et d’un bon vivant ». « Son décès a vraiment mis un gros coup dans tout le service », nous indique-t-il à la fin du rassemblement de 15 minutes à l’initiative de plusieurs syndicats de police. La veille, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est rendu au siège de la Sûreté départementale du Rhône pour assurer aux policiers rhodaniens que « ce crime ne restera pas impuni ».

Pour le fonctionnaire ayant travaillé pendant quatre années avec Franck Labois, ce drame a des allures « de grosse piqûre de rappel » : « Quand ça arrive à quelqu’un qu’on connaît, on le prend un peu plus pour nous. On se dit que c’est tombé près et on réalise à quel point nous pouvons être des proies faciles ».

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