Pliable, pratique et écolo, il réinvente le cabas à roulettes de mamie

La création d’Alan Albert pourrait bien super marcher. Ce Montpelliérain de 43 ans a offert une nouvelle jeunesse au cabas à roulettes. Son invention, le Chilibili, est plus pratique que les chariots que traînaient nos grands-mères en faisant leurs courses.

« L’idée m’est venue il y a quelques années, en faisant le marché avec un vieux cabas à roulettes, pour faire les purées et les compotes de mes enfants », confie Alan Albert, qui a créé l’entreprise Silibiz pour lancer ses cabas 2.0. « Je me suis rapidement rendu compte que ce n’était pas du tout pratique. Tout s’écrase à l’intérieur, il faut sans cesse retirer des produits pour en mettre d’autres… Et pour le vider, à la maison, il faut plonger le bras tout au fond… » Pas facile, aussi, de les installer dans une voiture ou sur un vélo. Bref, faire ses courses avec ces chariots ancestraux, c’était toute une aventure.

Le cabas à roulettes créé par Alan Albert peut être facilement transporté à vélo
Le cabas à roulettes créé par Alan Albert peut être facilement transporté à vélo – Laurent Boyer

« Les gens trouvent ça joli, ingénieux »

Depuis 2007, cet ancien préparateur physique dans le sport de haut niveau bricole, pour tenter de mettre au point un cabas plus pratique, et plus dans l’air du temps. C’est en 2020 qu’il a réalisé son premier prototype « plus professionnel ». Et désormais, son Chilibili est sur le point d’être commercialisé. Les premiers seront vendus lors d’une campagne de financement participatif, sur la plateforme Ulule, le 5 octobre, environ 200 euros. « Quand je me promène avec au marché, les gens trouvent ça joli, ingénieux », sourit Alan Albert. Mais cette campagne, « ce sera mon premier crash test ».

Le gros avantage de ce cabas nouvelle génération, c’est qu’il est pratique. Il est pliable, transportable facilement, et peut accueillir un, deux ou trois compartiments indépendants. Finies, les tomates qui s’écrasent au fond du chariot. « Cela permet de séparer les aliments lourds des aliments légers, explique Alan Albert. L’avantage, aussi, c’est que les compartiments peuvent être détachés, et s’accrocher sur le porte-bagages d’un vélo. » Quant à l’armature en bois, on peut la plier, et la porter sur son dos, grâce à des bretelles.

Le cabas d’Alan Albert est aussi écolo. Pour réaliser les compartiments, cet inventeur utilise « des matériaux de réemploi ». « Contrairement aux matériaux recyclés, on garde la matière telle qu’elle est, explique le Montpelliérain. J’utilise des bâches en PVC, notamment des bâches publicitaires. Je les découpe, je les nettoie, et je les envoie pour la fabrication à un atelier d’insertion professionnelle, près de Toulon. » Et ce qui est particulièrement chouette, c’est qu’avec ces bâches récupérées ici et là et réutilisés sans retouche, aucun des cabas à roulettes vendus par Alan Albert ne sera le même.