Pizzas contaminées à l’E. coli : Nestlé assure avoir fait des tests négatifs dans l’usine

Nestlé  s’indigne du traitement médiatique de ses usines. L’entreprise assure ce jeudi que tous les tests menés sur son site de Caudry, dans le Nord, qui produit des pizzas de la marque Buitoni dont certaines ont été contaminées à    l’E. coli, se sont avérés négatifs. De plus, la firme regrette que  les images incriminantes diffusées dans la presse ne correspondent pas à l’état « habituel » de l’usine.

La société a fermé les deux chaînes de production de Caudry, où 200 personnes fabriquaient des pizzas  commercialisées essentiellement en France. Elle avait rappelé le 18 mars toutes les pizzas Buitoni de la gamme Fraich’Up après l’identification d’un possible lien avec des contaminations à l’E. coli.

75 tests « négatifs »

La France connaît depuis fin février une recrudescence de cas d’insuffisance rénale chez des enfants liés à une contamination à E. coli. Certains de ces cas sont liés à la consommation de pizzas Fraich’Up, ont confirmé les autorités sanitaires mardi.

Nestlé a mené 75 prélèvements sur la ligne de fabrication concernée et dans toute l’usine, « tous négatifs », a indiqué à l’AFP Pierre-Alexandre Teulié, directeur général de la communication de Nestlé France. « La priorité, c’est de trouver la cause de la contamination », a-t-il ajouté.

« Jamais ce n’est sale comme ça »

Certaines des photos d’une chaîne de production souillée, diffusées en mai 2021 sur un site internet, Mr Mondialisation, et reprises jeudi par RMC, semblent effectivement avoir été prises au sein de l’usine, a-t-il reconnu. Mais « ce qu’elles montrent ne représente pas l’état normal, habituel ou acceptable de l’usine », a déclaré Pierre-Alexandre Teulié.

« Si cela correspond à une réalité », il ne pourrait s’agir que de situations ponctuelles, « après une panne » ou « lors du processus de nettoyage », a-t-il précisé, soulignant que des contrôles inopinés menés en septembre 2020 et mars 2021 n’avaient relevé aucun écart avec la réglementation. « Jamais ce n’est sale comme ça », a assuré un salarié sous couvert de l’anonymat.

Un nettoyage « moindre » depuis 2015

La fédération CGT  de l’agroalimentaire a déploré de son côté une réorganisation de l’usine en 2015 ayant selon elle affecté l’hygiène. « Depuis, le temps de nettoyage est moindre, et effectué par des personnes moins bien formées. C’est ce qu’on dénonce depuis des années, chez Nestlé comme ailleurs », a souligné Maryse Treton, de la fédération agroalimentaire CGT.

Nestlé a indiqué que les chaînes étaient nettoyées en profondeur pendant 5 heures après un maximum de 27 heures de production.