Pizzas Buitoni contaminées à l’E. coli : Nestlé va demander à rouvrir partiellement son usine en novembre

Ces lignes de productions de l’usine Buitoni de Caudry (Nord) sont devenues synonymes de la mort de deux enfants et de dizaines d’intoxications. L’une d’entre elles pourrait redémarrer en novembre 2022 « sous réserve de l’accord des autorités », a annoncé ce jeudi un porte-parole de Nestlé France. C’est de ces chaînes de production que sont sorties les pizzas contaminées par la bactérie E. coli.

Le groupe a révélé parallèlement plusieurs résultats d’analyses internes menées par l’entreprise elle-même : ceux-ci confirment, selon Nestlé, « l’hypothèse la plus probable d’une contamination de la farine par la bactérie E. coli STEC », une des souches de cette bactérie. Ces analyses ont été réalisées en mai et juin sur de la farine livrée à l’usine en mars 2022, juste après l’éclatement de ce scandale sanitaire. Cette farine était stockée dans plusieurs des silos de l’usine.

Enquête sanitaire toujours en cours

Une contamination provenant d’une farine livrée par un fournisseur était l’une des hypothèses évoquées par le patron de Nestlé France dans une interview au Figaro en juillet et par les salariés dans une enquête de France Inter. Mais d’autres causes possibles ont été avancées, comme les conditions de nettoyage et d’hygiène.

Une enquête des autorités sanitaires est par ailleurs en cours, dont on ignore pour l’instant les résultats. Nestlé France, qui dit avoir réalisé plus de 2.000 prélèvements, affirme n’avoir détecté aucune bactérie sur les chaînes de production et leur environnement (murs, grilles…).

« Protocole de redémarrage de l’usine »

Selon le porte-parole, E. coli a contaminé des pizzas surgelées de la gamme Fraîch’Up produites entre octobre 2021 et le 16 février 2022.

Le groupe, qui souhaite tenter de retrouver la confiance des consommateurs après ce vaste scandale sanitaire, indique avoir mis en place depuis « un protocole de redémarrage » de l’usine concernant une seule des deux lignes de production, celle qui n’était pas concernée par les contaminations, toujours selon le porte-parole. Celle des pizzas Fraîch’Up reste en revanche suspendue « jusqu’à nouvel ordre ».