Piratage : Cerballiance, réseau de laboratoires, victime d’une attaque.
Cerballiance a confirmé, vendredi, avoir subi une attaque informatique survenue fin mars, ayant conduit à un « accès non autorisé » à des données personnelles de « certains de ses patients ». Le réseau, qui regroupe 700 laboratoires en France, a indiqué avoir « prévenu les autorités compétentes », « contacté par mail les patients concernés » et « désactivé les mots de passe » des comptes impactés.
Le réseau de laboratoires de biologie médicale Cerballiance a annoncé, vendredi, avoir été victime d’une attaque informatique survenue à la fin du mois de mars, entraînant un « accès non autorisé » à des données personnelles de « certains de ses patients ».
D’après les informations fournies, l’incident a pris naissance sur un serveur « hébergé par son prestataire informatique », via lequel des informations sensibles ont été accédées illicitement. Cerballiance, qui rassemble 700 laboratoires en France, a ainsi confirmé une information initialement rapportée par Le Parisien.
Etat civil, identifiants, analyses médicales
Par la suite, le réseau, filiale du groupe Cerba HealthCare, a indiqué avoir « prévenu les autorités compétentes », « contacté par mail les patients concernés » et « désactivé les mots de passe » des comptes touchés. Le prestataire a également été sommé « de fermer sans délai le serveur informatique concerné par l’incident », a précisé une porte-parole interrogée par l’AFP.
L’ampleur exacte de la fuite demeure inconnue à ce stade. L’entreprise n’a pas pu préciser le nombre de personnes affectées ni le volume de données compromises. Les informations touchées comprennent toutefois l’état civil, les identifiants d’accès aux espaces patients, certains comptes rendus d’analyses médicales ainsi que le numéro de Sécurité sociale.
Attention aux démarchages suspects
Aucune exploitation frauduleuse n’a été constatée pour l’instant. Toutefois, la direction conseille aux personnes concernées de « redoubler de vigilance » face à d’éventuels démarchages suspects, qu’ils soient téléphoniques ou par courriel.
Cerballiance n’a pas divulgué l’identité du prestataire impliqué, mais affirme avoir pris avec lui « les mesures indispensables pour renforcer ses protocoles de sécurité afin d’éviter qu’une situation similaire ne se reproduise ». Le réseau rappelle avoir déjà été confronté à un incident comparable l’an dernier, impliquant un autre prestataire.

