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« Pick me » : un terme des réseaux sociaux défini pour les femmes.

Le terme « pick me » désigne les femmes qui se mettent en avant en dénigrant d’autres femmes, un comportement décrit comme problématique par la communauté féminine. Sur TikTok, le hashtag « girl’s girls » compte plus de 700.000 posts, représentant les femmes qui soutiennent et montrent de la bienveillance envers d’autres femmes.


Comme le terme « goumin », signifiant chagrin d’amour, ou « pain croustillant », un nouveau mot pour désigner un crush, « pick me » est une expression essentielle dans le vocabulaire de la génération Z. Utilisée sur les réseaux sociaux, elle désigne les femmes qui se mettent en avant en dévalorisant d’autres femmes. Ce comportement est vivement critiqué par la communauté féminine, qui considère que la présence d’une telle personne dans son entourage serait le cauchemar absolu. Pour aider à l’identifier, 20 Minutes propose plusieurs indices probants.

Trois signes pour démasquer la « Pick me »

La « pick-me girl », pour faire court, incarne un peu le rôle de la peste dans les sitcoms. Elle est hautaine, passive-agressive et rabaisse systématiquement les femmes, jamais les hommes, afin d’obtenir leur approbation et de se sentir supérieure. Pour la reconnaître, voici trois signes caractéristiques souvent observés sur les réseaux sociaux et communs à toutes les « pick-me ».

1. Elle dénigre les femmes. Bien sûr, le passe-temps favori de la « pick-me » est de dénigrer d’autres femmes pour se mettre en avant ou juste… gratuitement. Elle le fait souvent de manière subtile, évitant les insultes mais cherchant à mépriser et à mettre mal à l’aise. Par exemple, elle peut faire des remarques inappropriées en public sur votre poids ou vous interroger de manière déplacée sur votre état après un divorce.

2. Elle se compare aux femmes. Pour se sentir supérieure, la « pick-me » a besoin de prouver qu’elle est la meilleure. Il est acceptable de se valoriser, mais lorsque cela se fait au détriment des autres, cela devient problématique. Toutefois, la « pick-me » continue, assoiffée d’estime de soi, même si cela implique d’écraser d’autres femmes. Un exemple classique : « Je ne sais pas comment tu fais pour porter toutes ces couches de maquillage. Ça te va, mais personnellement je ne pourrais pas, je préfère rester naturelle ».

3. Elle cherche toujours l’approbation des hommes. Il est bien connu que la « pick-me » n’est pas une alliée des femmes ! Au contraire, en présence d’hommes, elle n’hésite pas à rabaisser les autres. Elle change souvent de comportement, devenant plus douce, drôle, et sympathique, tout ce qu’elle n’est pas avec d’autres femmes. C’est typiquement la fille qui n’a que des amis masculins parce que « toutes les filles sont hypocrites ».

Le camp adverse, les girls-girls

S’il existe des méchants, c’est qu’il y a aussi des gentils ! C’est la règle. Sur les réseaux sociaux, le terme utilisé pour désigner les femmes qui s’opposent à la « pick-me » est « girl’s girls ». Sur TikTok, le hashtag correspondant compte plus de 700.000 publications de femmes qui soutiennent d’autres femmes, plutôt que de se battre entre elles. Cela se manifeste par de la bienveillance et du soutien. L’objectif est de démontrer que les femmes sont solidaires et qu’elles n’ont pas besoin de se piétiner pour progresser. Le principe est d’apporter son soutien aux autres femmes, qu’elles soient directement concernées ou pas. Cela a été particulièrement visible avec l’essor du hashtag « je suis une sale conne », par exemple.

Ce mouvement est renforcé par le retour des « pyjamas party » pour adultes, des chansons comme celle de Marguerite avec « Les filles, les meufs », et des publications bienveillantes encourageant la communauté féminine à s’entraider.