Perquisition en France : X dénonce un abus judiciaire politique
Le réseau social X, détenu par Elon Musk, a dénoncé une perquisition menée dans ses bureaux parisiens comme un « acte judiciaire abusif » fondé « sur des motivations politiques ». La procureure de Paris, Laure Beccuau, a confirmé qu’une perquisition avait été « diligentée » mardi dans « les locaux français » de X.
Le réseau social X, dirigé par Elon Musk, a fortement réagi mardi suite à la perquisition effectuée dans ses bureaux parisiens, dénonçant une procédure qu’il qualifie d’« acte judiciaire abusif » motivé par « des raisons politiques ». L’entreprise affirme ne pas avoir commis d’infraction et remet en question la légitimité de l’enquête ouverte en France. Peu après, Elon Musk a également exprimé son indignation, qualifiant cela d’« attaque politique ». Dans un second post, il a suggéré que les autorités françaises devraient se concentrer sur la lutte contre la délinquance sexuelle.
Dans un message diffusé sur sa plateforme, X déclare que « les allégations ayant justifié cette perquisition sont infondées » et conteste « catégoriquement avoir commis la moindre infraction ». Le réseau souligne que cette opération fait partie d’« une enquête pénale reposant sur des motivations politiques, suite à des allégations de manipulation d’algorithmes et de prétendues extractions frauduleuses de données ».
### Pression sur la direction de X aux États-Unis
La société exprime sa « déception face à ce développement », tout en précisant ne pas être surprise. Elle reproche également au parquet de Paris d’avoir « donné un large écho médiatique à cette mesure, démontrant qu’elle constitue un acte judiciaire abusif avec des objectifs politiques illégitimes ».
X estime par ailleurs que « le parquet de Paris tente manifestement d’exercer une pression sur la direction générale de X aux États-Unis en ciblant notre entité française, étrangère aux faits poursuivis, ainsi que ses employés, en méprisant les mécanismes procéduraux définis par les traités internationaux pour la collecte de preuves, et le droit de X de se défendre ».
### « Nous ne nous laisserons pas intimider »
Finalement, la plateforme considère que « cette mise en scène ne fait que renforcer notre conviction que cette enquête viole le droit français, constitue un détournement de procédure et porte atteinte à la liberté d’expression ». Elle affirme être « déterminée à défendre ses droits fondamentaux ainsi que ceux de ses utilisateurs » et conclut : « Nous ne nous laisserons pas intimider par les mesures mises en œuvre aujourd’hui par les autorités judiciaires françaises ».
Dans la matinée, la procureure de Paris, Laure Beccuau, a confirmé qu’une perquisition avait été « diligentée » mardi dans « les locaux français » de X. Elle a précisé qu’Elon Musk, propriétaire du réseau social, serait entendu le 20 avril dans le cadre de l’enquête sur les dérives présumées de la plateforme, tout comme Linda Yaccarino, ancienne directrice générale de X.

