Pass vaccinal : « On ne va pas se plier éternellement à leurs injonctions, on a assez obéi » selon les manifestants du « convoi de la liberté »

Ils s’étaient donné rendez-vous sur un parking de Sesquières, au nord de Toulouse, pour embarquer dans le «convoi de la liberté» à destination de Paris. Certains venaient de l’Ariège, du Tarn, d’autres de beaucoup plus loin avec leur camping-car. Comme ce couple originaire de Charente-Maritime qui se trouvait déjà à Perpignan la veille, et se trouvait parmi les plus de 400 manifestants ce jeudi matin.

Ce taximan à la retraite et sa femme sont tous les deux opposés au pass vaccinal. Mais s’ils sont là, c’est aussi pour « dénoncer la hausse du coût de la vie », comme ils l’avaient déjà fait en novembre 2018, lorsqu’ils se sont engagés dans le mouvement des « gilets jaunes ». Aujourd’hui, comme hier, ils sont déterminés à se faire entendre auprès du gouvernement, et s’il le faut, ils pousseront jusqu’à Bruxelles. Pour parvenir dans la capitale, ils sont prêts à y rentrer incognito. « Nous interdire d’entrer dans Paris, c’est de l’intimidation, comme d’habitude. Mais on trouvera un moyen d’y aller, sans violence », assure l’ancien chauffeur de taxi.

« C’est le peuple de France qui est là »

Jean-Jacques, alias JJB, une figure bien connue des « gilets jaunes » toulousains, lui fera uniquement le voyage jusqu’à Montauban. « Un petit bout de route » pour celui qui, semaine après semaine, dénonce inexorablement la politique d’Emmanuel Macron « pour qui il y a les gens d’en haut, et les autres ».

Au milieu d’un groupe de manifestants, un visage connu se détache. Celui de l’ancien présentateur de France Télévisions, Richard Boutry. Devenu le fer de lance des anti-pass, au travers de sa chronique « La Minute Ricardo », ce dernier se félicite « de la bonne ambiance » sur ce « convoi de la liberté ». « Il y a un brassage de population, de toutes les classes sociales. C’est le peuple de France qui est là, et ils ne l’entendent pas. Derrière le pass, il y a une lutte pour toutes les libertés », assure-t-il. Et pour ce dernier, pas question de s’arrêter aux portes de Paris. « On ne va pas se plier éternellement à leurs injonctions, on a assez obéi comme ça. On ne veut pas le faire par la violence, mais par le nombre », conclut-il.