Pass vaccinal : Durée de validité, dose de rappel… Tout ce qui change ce mardi

Les règles évoluent encore. Difficile de suivre le calendrier des restrictions sanitaires pour les Français tant les changements sont fréquents. Alors que les discothèques rouvrent leurs portes festives mercredi, le pass vaccinal évolue dès ce mardi. Pour celles et ceux qui détiennent le sésame en forme de QR code, la situation pourrait changer, car la dose de rappel doit à présent avoir été effectuée quatre mois seulement après la fin du schéma vaccinal comple. Le délai était jusqu’ici de sept mois.

Combien de Français concernés ?

Selon le dernier bilan des autorités sanitaires datant du 15 février, 37,5 millions de Français ont reçu une dose de rappel et 46 millions ont été vaccinés il y a plus de quatre mois. Sachant que bon nombre de Français ont été contaminés il y a moins de trois mois, les autorités estiment entre 4 et 4,5 millions, le nombre de Français susceptibles de perdre leur pass vaccinal faute de rappel ou d’infection. Sauf exceptions, toutes ces personnes sont donc concernées par ce changement de règle.

Quelles sont les exceptions ?

D’abord les personnes ayant reçu le vaccin unidose de Janssen après une contamination au Covid-19. Pour elles, il faut « faire un rappel au plus tard deux mois après mon injection », précise le ministère de la Santé.

Les adolescents de 16 et 17 ans, qui peuvent recevoir une dose de rappel depuis le 24 janvier dernier, n’ont pas l’obligation de faire un rappel pour conserver leur pass vaccinal. Enfin, les enfants âgés de 5 à 15 ans ne sont pas soumis au pass vaccinal. Dans les lieux où le « pass vaccinal » est exigé, ils pourront continuer à présenter un « pass sanitaire » comprenant un test PCR ou antigénique négatif de moins de vingt-quatre heures, indique la Direction générale de la santé.

Qui doit faire quoi ?

Si les Français « covidés » peuvent faire l’impasse sur le rappel, le schéma vaccinal complet reste imposé. Dans le détail, en cas de contamination au Covid-19, les Français doivent recevoir une dose quatre mois après l’infection. S’ils ont été infectés avant leur première dose, ils doivent effectuer la deuxième quatre mois après la première, comme les autres citoyens.

La règle d’« une infection = une injection » reste d’actualité. Annoncée par le ministre de la Santé Olivier Véran début février, elle permet aux personnes vaccinées et infectée par le coronavirus de conserver leur pass grâce à leur certificat de rétablissement. Toutefois, si vous souhaitez en profiter pour faire vos valises et profiter du soleil en dehors de l’Hexagone, prudence. Car, pour « sortir du territoire national, le rappel vaccinal doit être fait pour avoir un certificat de vaccination valide », souligne le ministère de la Santé et ce, même en cas d’infection au coronavirus.

Comment réactiver un pass qui n’est plus valable ?

Si votre pass a été désactivé, pas de panique. Après avoir obtenu une dose de rappel ou un certificat de rétablissement, vous pouvez rendre tout son pouvoir à votre QR code. Il suffit de se rendre sur le site de l’Assurance maladie. En accédant à votre espace santé, vous trouverez alors votre nouveau QR code ainsi qu’un certificat de vaccination européen.

Vous pouvez ensuite simplement l’imprimer ou sauvegarder le document dans votre téléphone. Il est aussi possible de flasher le QR code directement dans l’application du gouvernement TousAntiCovid afin de ramener votre pass à la vie. Il faut toutefois attendre un délai de sept jours avant d’effectuer la démarche : avant cela, le pass ne sera pas valide pour vous rendre dans les endroits qui l’exigent.

Est-ce qu’on peut espérer la fin du pass vaccinal ?

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a estimé mercredi dernier qu’il existait des « raisons d’espérer » que « fin mars-début avril nous puissions lever le pass vaccinal », en raison de l’amélioration de la situation sanitaire. Une position partagée par le « monsieur vaccin » de l’exécutif, Alain Fischer, à la condition que le taux d’incidence s’avère « dix ou 20 fois moindre » qu’actuellement, que la surcharge hospitalière touche à sa fin et qu’une très forte proportion de Français soit vaccinés.

L’espoir est donc autorisé pour les Français, épuisés par deux ans de pandémie. En attendant de le constater, ils pourront toujours se rassurer mercredi en s’accoudant à un bar pour grignoter un morceau de fromage, pratique jusqu’ici interdite.