Pass sanitaire : Le Rassemblement national « dénonce tous les excès » des manifestants

Le Rassemblement national, opposé au pass sanitaire qui porte « atteinte aux libertés » et « génère » de la « violence », « dénonce tous les excès » des manifestants, notamment ceux arborant des étoiles jaunes, a assuré jeudi son porte-parole Julien Odoul. « Nous soutenons évidemment les victimes de violences, de menaces, d’intimidations quelles qu’elles soient et nous dénonçons tous les excès, avec certains manifestants qui, honteusement, avaient des pancartes, des messages ou qui portaient des étoiles jaunes », a-t-il déclaré sur Cnews, interrogé sur le cas d’un pharmacien obligé de plier sa tente de tests face à des insultes de manifestants samedi à Montpellier.

« Il faut les dénoncer, et nous le faisons clairement », a-t-il assuré, en relevant que ces « dérapages », ces « éléments violents », sont « extrêmement marginaux ». A quelques heures de la décision du Conseil constitutionnel sur le projet de loi visant à juguler l’épidémie de Covid-19, avec l’extension controversée du pass sanitaire, Julien Odoul a de nouveau dénoncé la « rupture manifeste d’égalité » entre citoyens, générée selon lui par le dispositif.

Emmanuel Macron « a un rôle dans tout ça »

Il a estimé que « cette société de la surveillance, où les employeurs contrôlent leurs salariés, les restaurateurs leurs clients, les médecins se contrôlent entre eux, génère malheureusement et inévitablement de la violence, des tensions ». Pour lui, Emmanuel Macron « a un rôle dans tout ça, avec des messages extrêmement brutaux (…), quand il parle de menace pour la démocratie », alors que les opposants au pass sanitaire et à la vaccination ne font que « manifester leurs inquiétudes ».

La présidente du RN Marine Le Pen, candidate à la présidentielle de 2022, avait appelé le gouvernement le 31 juillet, pour le troisième samedi de manifestations, qui avaient rassemblé plus de 200.000 personnes dans toute la France, à « entendre la légitime inquiétude exprimée tant sur l’efficacité que sur les atteintes à la liberté et à l’égalité que suscite le pass sanitaire ». « Il est encore temps de faire marche arrière », avait-elle estimé dans un tweet.