France

« Pas antisémite » : Mélenchon affirme qu’Epstein « n’avait aucune religion »

Jean-Luc Mélenchon a déclaré : « Ce n’est pas moi qui ait fait le rapprochement entre Epstein et sa religion » lors d’un discours devant environ 2.000 personnes à Perpignan. Il a également affirmé : « Je ne suis pas antisémite », en précisant qu’il n’existait pas « d’antisémites, ni parmi les électeurs insoumis, ni aucun dans nos rangs ».


Après la controverse à Lyon, Jean-Luc Mélenchon a fait une clarification à Perpignan. Ce dimanche, il a été présent dans la préfecture des Pyrénées-Orientales pour soutenir Mickaël Idrac, candidat de La France Insoumise (LFI), lors des élections municipales. Pendant cet événement, il est revenu sur la manière dont il avait prononcé le nom de Jeffrey Epstein.

« Ce n’est pas moi qui ai fait le rapprochement entre Epstein et sa religion », a déclaré le leader de LFI, à propos des accusations d’antisémitisme qui ont refait surface après qu’il a dit « Epstine au lieu d’Epstein » jeudi à Lyon. « Cet homme-là n’avait aucune religion, et il n’y a aucun Dieu qui puisse se réclamer d’une raclure et d’une ordure pareille », a-t-il insisté devant environ 2.000 personnes.

En évoquant Raphaël Glucksmann, il a soupiré : « Monsieur Gluckman, Glucksmann pardon…, après j’en ai pour des heures ». Lors de sa première mention du nom de l’eurodéputé, Jean-Luc Mélenchon a prononcé « Glucksman », et à la seconde, en se corrigeant, il a dit « Glucksmane ».

La réaction de l’intéressé a rapidement suivi sur X :

« N’assignez pas l’islam à ceux qui tuent, n’assignez pas Epstein à la religion non plus », a-t-il poursuivi, suscitant de vifs applaudissements d’un public varié, brandissant des drapeaux français et palestiniens. « Je ne suis pas antisémite », a de nouveau affirmé M. Mélenchon, accusant ses détracteurs de s’être « tiré une balle dans le pied » en l’accusant d’antisémitisme et en établissant « le rapprochement entre Epstein et sa religion ».

« La religion n’a rien à voir avec la politique. […] Pas de religion en politique, pas de religion dans la querelle. Il n’existe pas d’antisémites, ni parmi les électeurs insoumis, ni aucun dans nos rangs », a également ajouté le chef des Insoumis, insistant sur le fait qu’il n’y avait pas d’antimusulmans non plus dans ses rangs. « Nous combattons l’islamophobie, nous combattons le racisme antijuif », a-t-il conclu.